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Le blues est-il mort ? Live report jontavious willis @Le106

Les États-Unis ont fait escale à Rouen au 106 pour une soirée exceptionnelle le mercredi 17 mai. Ce soir-là, nous avons eu le privilège de découvrir Jontavious Willis, mais avant de plonger dans le blues de Greenville, une superbe première partie a été programmée pour le plus grand plaisir des amoureux du folk.

Caravelle, peut-être un nom qui ne vous est pas familier pour l'instant, mais qui ne tardera pas à le devenir. Ce jeune homme a une voix puissante et une expérience marquée, enregistrant son premier EP au Canada. On peut facilement l'imaginer près du feu avec un ours comme animal de compagnie. Sa voix est grave, chaleureuse, dotée d'une puissance naturelle enveloppée de mélodies saisissantes. Il parvient à nous transporter au Canada tout en nous ramenant à ses nouvelles chansons.

Il nous confie que jouer au 106 était un objectif pour lui et pour de nombreux musiciens. Notons qu'il a relevé brillamment ce défi et que Caravelle a remporté son pari.



Après une courte pause, à peine 10 minutes plus tard, Jontavious Willis monte sur scène, et il ne fa


t que quelques chansons à la salle pour réaliser que ce qu'ils sont en train de vivre ne se reproduira pas de sitôt, à moins de suivre ce bluesman lors de ses tournées. Il est un héritier direct de Robert Johnson, mais je pense plutôt qu'il a été touché par la grâce, tant la bienveillance entoure son âme.

Si je faisais le geste du "tchoutchou" dans ma vie quotidienne, vous me prendriez probablement pour un fou. Mais lors du concert de Jontavious Willis, c'est tout à fait normal, car sa passion, en plus des femmes, est sans aucun doute les trains. Jon nous fait voyager en nous invitant à mimer le "tchoutchou", et la salle le suit volontiers, en se tordant de rire.

Cet Américain est également très drôle et pourrait facilement faire une incursion dans le monde du théâtre à l'ouest. Il nous régale avec ses anecdotes sur sa famille (surtout sa grand-mère) et ses relations compliquées avec les femmes. "Long Winted Woman" le décrit parfaitement.

Jontavious Willis nous fait part de son amour pour les États-Unis, et bien qu'un non-initié à l'anglais puisse penser qu'il n'est pas spécialement attiré par la France, nous lui pardonnons aisément, car pendant plus d'une heure, ce bluesman nous a fait voyager en Caroline du Sud, prouvant que l'on peut jouer du blues avec une simplicité désarmante. Mais que serait le blues sans l'harmonica ? Sa maîtrise de cet instrument est parfaite, utilisée avec une passion folle qui tente de dissimuler une voix qui pleure. Nous avons pu ressentir une grande authenticité à travers l'expression pleine de caractère de son instrument.


On peut donc répondre à sa question, non le blues n’est pas mort !



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