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  • Comment les cartes cadeaux numériques renforcent l’engagement des équipes ?

    Aujourd’hui, bien plus qu’un simple avantage, la carte-cadeau numérique  s’impose comme un véritable levier pour booster le moral et l’implication au travail . Que ce soit dans une grande entreprise ou une PME, elle offre une flexibilité inédite  et contribue à transformer la culture d’entreprise . Mais pourquoi ce format plaît-il tant aux managers et comment favorise-t-il à la fois la mobilisation  et la satisfaction des employés  ? Laissez-vous guider à travers les raisons qui font des cartes-cadeaux numériques un choix moderne et apprécié. Des récompenses et avantages qui comptent vraiment La recherche de formes innovantes de gratification  se renforce chaque année, car le besoin de reconnaissance des contributions  ne cesse de croître chez les salariés. Les cartes cadeaux numériques  présentent l’avantage d’être accessibles en quelques clics, délivrées rapidement, et personnalisables selon différents programmes sur mesure . Ce côté pratique séduit autant qu’il facilite la vie des responsables RH, souvent confrontés à la question : comment stimuler efficacement la motivation des équipes  ? L’impact de ces outils va bien au-delà de la surprise offerte. Proposer ce type de récompense  témoigne de l’écoute active des envies et préférences individuelles. Cette attention génère un sentiment d’appartenance , essentiel pour renforcer la fidélisation des collaborateurs  sur le long terme. Lorsque la satisfaction des employés  est au rendez-vous, cela se répercute naturellement sur l’ambiance collective et donc sur la performance globale . Qu’apportent les cartes-cadeaux numériques pour l’engagement des salariés ? Derrière leur apparente simplicité, les cartes-cadeaux digitales  recèlent plusieurs atouts stratégiques lorsqu’on souhaite améliorer l’engagement des salariés . Elles offrent en premier lieu une liberté de choix , permettant à chacun de dépenser en fonction de ses besoins personnels. Il existe de nombreuses ressources en ligne pour tout savoir sur la carte cadeau numérique . Cette flexibilité agit directement sur le pouvoir d’achat , élément clé du bien-être au travail . L’utilisation régulière de ces solutions dans les programmes d'entreprise valorise non seulement les réussites, mais permet aussi d’entretenir une dynamique positive autour de la motivation des équipes . Cela encourage chacun à s’investir davantage et à se sentir reconnu au quotidien, contribuant ainsi à une meilleure fidélisation des collaborateurs . Valorisation rapide et tangible des efforts La nature instantanée des cartes-cadeau numériques  permet de reconnaître un succès ou un geste remarquable sans attendre. Dès que le collaborateur reçoit sa carte, il perçoit immédiatement la valeur de son engagement . Rapidité et pertinence sont ainsi réunies, créant une boucle positive entre l’action accomplie et la récompense reçue . Cette immédiateté évite toute frustration liée à des procédures lourdes et favorise une perception durable d’ équité . Chaque salarié comprend que ses contributions  sont remarquées, ce qui encourage l’ émulation au sein des équipes  et stimule la satisfaction des employés  au fil du temps. Renforcement de la culture d’entreprise et cohésion interne Intégrer les cartes cadeaux numériques  dans une politique de ressources humaines apporte une dimension moderne à la culture d’entreprise . Leur nature digitale colle parfaitement aux attentes actuelles et donne à l’employeur l’opportunité de rassembler autour de valeurs positives : reconnaissance , partage et autonomie. Enfin, choisir ce format comme pilier de certains programmes sur mesure  aide à conserver une dynamique collective  tout en respectant la diversité des profils. Chacun peut y trouver son compte, ce qui nourrit la motivation des équipes  jour après jour et contribue à renforcer le sentiment d’appartenance  au groupe.

  • Feu d’artifice automatique : la playlist pop-rock pour un final qui claque

    Sur scène, on parle souvent de “moment final” : le morceau qui fait lever les bras, les lumières qui s’embrasent, le public qui retient son souffle… puis l’explosion. À la maison, pour un mariage, un anniversaire ou une soirée d’été, vous pouvez recréer cette sensation avec un feu d’artifice automatique . Et si l’on a tendance à se concentrer sur les effets visuels, la musique fait souvent toute la différence : elle donne le tempo, amplifie l’émotion et transforme quelques minutes en souvenir net. Pourquoi la musique “met en scène” votre feu d’artifice automatique Un feu d’artifice automatique  a déjà sa dramaturgie : une montée, des respirations, puis un final. La musique permet d’épouser cette courbe. Un titre trop monotone écrase les variations ; un morceau trop nerveux dès la première seconde vous prive de progression. L’objectif n’est pas de “synchroniser au millimètre”, mais d’installer une ambiance cohérente : une intro qui attire l’attention, des refrains qui font monter l’énergie, et un dernier tiers qui lâche tout. Trois ambiances qui marchent presque à tous les coups Montée cinématographique  : parfait pour créer l’attente, surtout si vous lancez votre feu quand le morceau s’ouvre vraiment. Pop-rock euphorique  : idéal pour un public large, avec des refrains simples à vivre et une énergie positive. Final explosif  : un titre avec un dernier refrain “plus haut” ou un pont qui repart fort, pour accompagner la dernière séquence. 6 titres pop-rock indés pour accompagner votre final M83 – Midnight City  : lumineux, et immédiatement “nuit d’été”. The Killers – Mr. Brightside  : efficace ; le refrain fait le travail. Phoenix – Lisztomania  : élégant, nerveux, parfait pour la montée. Arctic Monkeys – I Bet You Look Good on the Dancefloor  : brut, live, ça galope. Foals – My Number  : groove tendu, très bon entre deux salves. Muse – Starlight  : romantique, avec un final qui ouvre grand. Caler la durée sans vous compliquer la vie Vous n’avez pas besoin d’être ingénieur son. Le réflexe simple consiste à choisir un morceau (ou deux) dont la durée “colle” globalement au rendu que vous imaginez. Si votre feu d’artifice automatique  est plutôt court, privilégiez un titre direct, avec un refrain qui arrive vite. S’il est plus long, choisissez un morceau avec une construction progressive, voire enchaînez deux titres complémentaires : l’un pour installer, l’autre pour conclure. Petit plus très simple : faites un “test” la veille en lançant votre playlist au bon volume, pour vérifier que l’ambiance vous plaît et que le dernier refrain tombe au bon moment. Même sans synchronisation parfaite, ça change tout. Sécurité : le seul vrai “spoiler” à éviter La musique ne doit jamais vous faire oublier les consignes. Respectez la notice du produit, les distances, l’environnement (vent, obstacles, voisinage) et la réglementation applicable. Le meilleur final, c’est celui qui impressionne sans stress, et qui laisse de bons souvenirs. Le déclic “pratique” : choisir un modèle qui colle à votre scénario Une fois votre ambiance musicale choisie, le plus simple est de sélectionner un feu d’artifice automatique  dont la durée et le style d’effets correspondent à ce scénario. C’est là qu’ Artifeux  peut servir de point d’appui : en comparant une sélection de feux d’artifices automatiques  (durée, intensité, profil d’effets), vous repérez plus vite un modèle adapté à votre tempo (montée, variations, final). Vous partez d’une intention claire — “je veux un final euphorique de X minutes” — au lieu de choisir au hasard. Au final, vous n’organisez pas seulement un feu : vous créez une scène. Et parfois, il suffit d’un bon morceau au bon moment pour que tout le monde s’en souvienne.

  • Soirée rock à l’ECFM Canteleu : Animal Triste et Hollywood Porn Stars en concert

    Envie d’une claque musicale cet hiver ? L’ Espace Culturel François-Mitterrand (ECFM)  de Canteleu promet une soirée rock intense vendredi 6 février 2026  avec deux groupes qui décoiffent. Sur scène, Animal Triste , figure montante du rock brut normand, et les Hollywood Porn Stars , légende belge du rock garage/post-punk, vont unir leurs univers pour une soirée électrique à ne pas manquer. Un duo rock à découvrir absolument Ce concert unique réunit deux formations rock très différentes mais complémentaires, chacune avec son propre univers et son énergie scénique. Animal Triste , qui puise ses influences dans les terrains rugueux du rock garage et post-punk, présente des compositions où la voix ténébreuse et les guitares acérées dessinent un son brut et envoûtant. Leur troisième album Jéricho , enregistré en Normandie, transpire ce rock sans concession qui marque leur identité. En première partie, Hollywood Porn Stars  débarquent de Bruxelles avec leur style puissant qui mêle riffs incisifs, basse lourde et mélodies mélancoliques. Leur énergie live, parfois comparée à celle des Hives ou d’Interpol, fait d’eux un groupe à voir absolument sur scène. Quand, où et comment y aller ? Date :  vendredi 6 février 2026 Heure :  20h00📍 Lieu :  Espace Culturel François-Mitterrand (ECFM), Parc Georges Pierre – Canteleu (76380) Billets :   places disponibles dès maintenant en ligne à partir d’environ 16,55 € (tarifs variables). Infos pratiques 📅 Vendredi 6 février 2026 , ouverture des portes avant 20h 🎫 Réservez vos billets à l’avance, la salle peut afficher complet 🎶 Préparez-vous pour une soirée rock énergique et immersive 📍 L’ECFM est facilement accessible depuis Rouen et les communes alentours Une date à marquer dans votre agenda si vous aimez les concerts où le rock est vivant, puissant et sans compromis !

  • L’histoire du « Bleh » dans les chansons Metal

    Dans l’univers du metal, certains sons dépassent le simple statut de parole pour devenir de véritables marqueurs culturels. Parmi eux, le célèbre « Bleh » occupe une place à part. Cri bref, rauque, parfois lâché comme un projectile sonore (ou un vomissement), il déclenche instantanément l’enthousiasme du public. Mais d’où vient ce son si particulier, et comment est-il devenu un élément presque mythique de la musique metal ? Petit voyage au cœur d’un cri qui en dit long.   Photo Coline Lefèvre au dernier concert d’ architects à Paris Origines et racines vocales   À l’origine, le « Bleh » n’est pas un mot, mais une interjection gutturale exprimant le dégoût, la colère ou le mépris. On en trouve des ancêtres dans le punk hardcore et le thrash metal des années 1980, où les chanteurs utilisaient déjà des cris spontanés pour accentuer l’agressivité ou l’urgence d’un passage musical. Des groupes comme Black Flag, Minor Threat ou encore Slayer ont popularisé cette approche vocale brute : pas besoin de phrase complète, parfois un simple grognement suffit à faire passer le message. Le « Bleh » s’inscrit ainsi dans une tradition où la voix devient presque une percussion. C’est à partir des années 1990 et surtout 2000 que le « Bleh » entre dans sa phase de gloire. Avec l’émergence du metalcore et du deathcore, les chanteurs multiplient les contrastes entre refrains mélodiques et explosions de violence sonore. Impossible de parler du « Bleh » sans citer Corey Taylor (Slipknot), souvent considéré comme l’un de ses ambassadeurs les plus célèbres. Des groupes comme Architects (référence en la matière) , Bring Me The Horizon, Parkway Drive ou While She Sleeps l’utilisent également comme une arme redoutable.   Du sérieux au second degré   À ce stade, le « Bleh » devient un signal universel : il annonce presque toujours un breakdown, un riff massif ou un changement de rythme brutal. Quand il arrive, on sait que quelque chose de lourd est sur le point de tomber. (Beh ouais, me dites pas que vous êtes pas fifou dès que vous l’entendez) Crié juste avant un passage écrasant, il agit comme un bouton rouge collectif. Le public réagit immédiatement : headbang synchronisé, mosh pit spontané, parfois même avant que le riff ne commence réellement. Musicalement, il sert de repère rythmique. Socialement, il renforce le lien entre le groupe et la foule. Et culturellement, il devient un code partagé : pas besoin d’explication, tout le monde comprend. Avec le temps, le « Bleh » a aussi pris une dimension plus auto-dérisoire. Certains groupes l’assument pleinement, d’autres s’en amusent. Sur Internet, on trouve des compilations de « best of bleh », des mèmes et des débats passionnés sur « le bleh parfait ».Des artistes comme Sam Carter (Architects) ou Oli Sykes (Bring Me The Horizon) sont régulièrement cités par les fans, parfois avec admiration, parfois avec humour. Le cri devient alors un clin d’œil : sérieux dans l’intention, mais jamais totalement déconnecté du fun.   Un symbole de l’identité metal   Aujourd’hui, le « Bleh » est bien plus qu’un simple cri. Il est devenu un symbole sonore, immédiatement reconnaissable, qui incarne l’intensité, la catharsis et l’énergie collective propres au metal. L’histoire du « Bleh » dans les chansons metal est celle d’un cri devenu langage. Preuve ultime que dans le metal, même un son qui ne veut rien dire peut finir par tout dire. Rédaction : Coline Lefèvre

  • La Macarena ça parle d’un plan à trois, si, si !

    On l’a tous dansée, en soirée, en mariage ou en kermesse, sans jamais vraiment écouter ce qu’on chantait. Pourtant, derrière son rythme ultra festif, La Macarena de Los del Río cache une histoire beaucoup plus sulfureuse que son image bon enfant. Oui, cette chanson culte des années 90 parle bien d’une aventure à plusieurs. Ce que disent vraiment les paroles de La Macarena Quand on prend le temps de traduire les paroles originales en espagnol, le décor change vite. La Macarena, c’est le prénom d’une jeune femme qui a un petit ami nommé Vitorino. Jusque-là, rien de choquant. Sauf que Vitorino part à l’armée, et qu’il laisse Macarena seule… avec ses amis. Dans le texte, il est clairement expliqué que pendant l’absence de son compagnon, Macarena couche avec deux de ses amis. La chanson ne cherche pas vraiment à le cacher, elle le raconte même de façon assez directe. Le fameux refrain, qui invite Macarena à « donner de la joie à son corps », prend alors une toute autre dimension. Un tube festif qui raconte une histoire très olé olé Ce qui rend La Macarena si étonnante, c’est le contraste total entre le fond et la forme. Musicalement, tout respire la fête, la danse et l’insouciance. Résultat : personne ou presque ne s’est posé de questions à l’époque, surtout hors des pays hispanophones. La chanson raconte pourtant une histoire d’infidélité assumée, avec une situation qui ressemble clairement à un plan à trois. Mais portée par un rythme solaire et une chorégraphie devenue culte, cette histoire est passée complètement sous les radars. Un bel exemple de morceau où la traduction change totalement la perception. Derrière ses pas de danse iconiques, La Macarena parle donc d’une femme qui profite de l’absence de son petit ami pour s’amuser avec deux de ses proches. Un récit bien plus osé que ce que son statut de tube intergénérationnel laisse penser. Comme quoi, même les chansons les plus festives peuvent cacher des paroles nettement moins sages.

  • Les Fils Conducteurs : à la Grand-Mare, une association qui tient bon grâce à la couture et à ses bénévoles

    Au cœur des Hauts-de-Rouen, Les Fils Conducteurs  perpétuent une idée simple mais essentielle : apprendre, échanger et créer ensemble autour de la couture. Dans une ambiance chaleureuse, l’association permet à chacun de venir avec son propre projet, que l’on débute ou que l’on soit déjà habile. Un fonctionnement souple, des tarifs accessibles, et surtout une équipe minuscule — “deux, trois et demi bénévoles”, sourit Agnès — qui porte ce lieu à bout de bras. Entre horaires limités, projets en devenir et une nouvelle offre d’ateliers plus techniques, les Fils Conducteurs avancent avec passion… mais aussi avec des moyens très réduits. Interview – Agnès, Les Fils Conducteurs TST Radio :  Je suis avec Agnès des Fils Conducteurs. Comment ça va ? Agnès :  Ça va bien, un peu fatiguée mais ça va ! C’est le festival de l’ESS, il y a du monde et beaucoup d’activités. TST Radio :  Les Fils Conducteurs, c’est une association ? Agnès :  Oui, une loi 1901, entièrement bénévole. Des bénévoles tiennent les permanences, et les adhérents viennent coudre leur projet ou apprendre à coudre. Chacun vient avec son idée, son tissu. Si quelqu’un ne sait pas coudre, on lui apprend. TST Radio :  On est donc loin d’une association d’électronique, malgré le nom… Agnès :  Absolument ! Ici, c’est couture uniquement. TST Radio :  Où êtes-vous situés ? Agnès :  À la Grand-Mare à Rouen, au Centre Social Malraux. C’est un lieu central des Hauts-de-Rouen, très actif. TST Radio :  Vous avez des créneaux fixes ? Agnès :  Pour l’instant, oui : le vendredi après-midi avec Isabelle, et le samedi toute la journée avec une pause le midi. Le centre ferme à 17h30. On n’a pas beaucoup de bénévoles, donc difficile d’ouvrir plus. TST Radio :  Et comment fonctionne l’adhésion ? Agnès :  10 € pour la première année. Ensuite, à chaque venue, les adhérents paient 2 € la journée dès qu’ils font quelque chose lié à la couture. C’est une participation symbolique mais nécessaire : le matériel coûte cher, et on tient à garder des tarifs bas pour que tout le monde puisse venir. TST Radio :  Vous êtes combien de bénévoles ? Agnès :  Disons deux, trois et demi ! (rires) Chacun vient à son rythme. TST Radio :  Des projets communs en vue ? Agnès :  Pas encore, mais on aimerait travailler avec le centre Malraux sur des costumes pour des spectacles. On y pense depuis un moment. TST Radio :  Et côté actualité ? Agnès :  On prépare — à l’état de projet — des ateliers lingerie, que j’animerai. C’est de la confection, plus technique. Ce sera 15 € par personne. Mais pas avant février 2026 : je suis en formation. TST Radio :  Vous êtes issue du milieu de la couture ? Agnès :  Je suis autodidacte depuis toujours. J’ai obtenu mon CAP couture en juin, et je me forme actuellement au patronage pour créer mes propres modèles. TST Radio :  Où peut-on vous retrouver ? Agnès :  Je n’ai pas encore recréé la page Facebook… Mais on peut trouver mon numéro en cherchant Les Fils Conducteurs  sur Google (06 09 06 46 92 ndlr) Infos pratiques 📍 Les Fils Conducteurs : Centre Social Malraux – Grand-Mare, Hauts-de-Rouen 🕒 Horaires d’ateliers Vendredi après-midi Samedi de 10h30 à 17h30 (pause à midi) 💶 Tarifs Adhésion annuelle : 10 € Journée couture : 2 € À venir (février 2026) : Ateliers lingerie – 15 € 🔍 Pour rejoindre l’association : 06 09 06 46 92

  • Festival Les Ludiques : trois jours pour jouer en famille à Port-Jérôme-sur-Seine

    À l’approche des fêtes, Port-Jérôme-sur-Seine s’apprête une nouvelle fois à se transformer en véritable terrain de jeu. Pour sa 19ᵉ édition, le festival Les Ludiques  revient à L’Arcade avec une ambition intacte : rassembler toutes les générations autour du plaisir de jouer. Escape game, jeux vidéo dernière génération, réalité virtuelle, jeux de société, animations… Tout est pensé pour que chacun trouve sa part de fun, des tout-petits aux grands-parents. Interview – Sébastien Mascaux, directeur de L’Arcade Sylvain :  Salut à tous, on est à L’Arcade à Port-Jérôme-sur-Seine pour le festival Les Ludiques, et on a la chance d’être avec Sébastien Mascot, le directeur de la structure. Bonjour Sébastien, ça va ? Sébastien :  Bonjour Sylvain, ça va bien, merci. Sylvain :  Les Ludiques, est-ce que tu peux nous en parler ? Sébastien :  Les Ludiques, c’est un festival du jeu qui existe depuis 19 ans à Port-Jérôme-sur-Seine. C’est un événement gratuit, qui se déroulera les 12, 13 et 14 décembre. Il est entièrement axé autour du jeu, sous toutes ses formes, et ouvert à toute la famille. Sylvain :  Donc parents, enfants, même séparément, tout le monde peut y trouver son compte ? Sébastien :  Exactement. L’objectif prioritaire des Ludiques, c’est de créer du lien entre toutes les générations. On a 2 000 m² répartis en plusieurs secteurs, de la petite enfance au public plus âgé Sylvain :  Donc grands-parents, emmenez vos petits-enfants ? Sébastien :  Oui, tout à fait. Vous trouverez de quoi vous amuser : spectacles, quiz, escape game, bowling, jeux de société, jeux vidéo… Il y en a pour tous les goûts. Sylvain :  Jeux traditionnels, jeux vidéo… Sébastien :  Oui, et l’escape game est la grande nouveauté de 2025. On n’en avait jamais proposé jusqu’ici. On aura une pièce dédiée, et notre salle de spectacle sera complètement réaménagée autour du jeu vidéo dernière génération, de la réalité virtuelle, des jeux de fête foraine, des consoles récentes… Dans d’autres salles, ce sont les jeux de société qui seront mis en avant, animés par la ludothèque de Port-Jérôme-sur-Seine. Sylvain :  Et du côté des horaires ? Sébastien :  Le vendredi, ouverture de 18h à minuit.Le samedi : 14h à minuit.Le dimanche : 14h à 18h. Et un espace de restauration sera ouvert tout au long du week-end. Sylvain :  Parfait, vous savez donc où aller juste avant Noël, en famille ou entre amis. Les Ludiques, c’est à L’Arcade les 12, 13 et 14 décembre. Sébastien :  Exactement, et c’est gratuit ! Sylvain :  Merci Sébastien ! Sébastien :  Merci Sylvain, à bientôt. Infos pratiques 📍 Festival Les Ludiques L’Arcade – Port-Jérôme-sur-Seine 📅 12, 13 et 14 décembre Vendredi : 18h – 00h Samedi : 14h – 00h Dimanche : 14h – 18h 🎟️ Entrée gratuite 🍔 Restauration sur place 👉 Festival ouvert à tous, de la petite enfance aux adultes.

  • We Love Green 2026 : programmation du 5 au 7 juin au Bois de Vincennes !

    Préparez vos tote bags, vos gourdes et votre plus beau déhanché durable : We Love Green lève enfin le voile sur sa programmation 2026… et autant dire que la forêt du Bois de Vincennes risque de connaître quelques secousses sismiques. Cette année encore, le festival prouve qu’on peut faire rimer éthique, écologie, artistes monstrueux et fête solaire le tout sans sacrifier un brin de fun.   VENDREDI 5 JUIN — Une entrée en matière qui claque comme une turbine solaire Évidemment, Gorillaz en tête d’affiche, c’est déjà un gage d’utopie musicale : le groupe revient avec son pour transformer la clairière en ville imaginaire. À leurs côtés, la plume de Little Simz, l’élégance littéraire de Feu! Chatterton, la soul de Dijon et Sébastien Tellier. Côté dancefloor futuriste : ¥ØU$UK€ ¥UK1MAT$U, Jim Legaxcy, la techno incisive de DJ Gigola et Sudan Archives. On finira avec Tatyana Jane. SAMEDI 6 JUIN — Pop mutante, héroïnes modernes et rave sentimentale La journée commence avec la pop de Theodora, mais très vite, le ton monte : Addison Rae, débarque pour prouver que le futur de la musique peut être à la fois léger, pailleté et revendicatif. Et puis… Hayley Williams.Oui, LA  Hayley Williams. Avant-garde emo, muse de toute une génération, activiste affirmée, référence féministe qui a fait de sa voix une arme massive d’émotions durables. On nous souffle que son passage à We Love Green sera pensé comme une performance cathartique, éco-consciente, et résolument électrique un moment qui pourrait bien devenir le souvenir de cette édition. Le samedi continue façon montagnes russes : l’indie de Mac DeMarco, le cristal électronique d’Oklou, KI/KI, Overmono, DJ Heartstring, Marguerite, LB aka Labat, NES, Jeune Morty et Toccororo.Un marathon nocturne à faible empreinte carbone. DIMANCHE 7 JUIN — Le bouquet final. Pour le dimanche, We Love Green a décidé de frapper un grand coup : The xx qui s’annonce déjà comme un moment suspendu dans la canopée . Le tout accompagné de Charlotte Cardin, du retour de Disiz, des séismes techno de Charlotte de Witte, et des grooves de Dom Dolla. L’émotion brute viendra d’Ethel Cain, Marina, Kettama et Rusowsky, avant un Bambounou B2B HAAi qui promet d’être l’un des sets les plus turbulents du week-end. Et pour conclure : Ninajirachi, présentée deux fois dans la prog probablement parce qu’elle compte bien jouer deux fois dans vos cerveaux !   Un festival qui n’oublie pas sa mission : l’écologie d’abord We Love Green ne se contente pas de programmer des artistes visionnaires : le festival multiplie les innovations zéro déchet, repense sa logistique pour réduire son empreinte carbone, met en avant une restauration durable et fait de sa scène un espace d’expression engagé. La musique se vit, se danse… et se pense autrement. Un line-up qui refuse le tiède, un engagement écologique qui ne faiblit pas, un décor naturel qui donne envie de vivre pieds nus tout le week-end. Rendez-vous du 5 au 7 juin 2026 dans le bois le plus vibrant de France.Mise en vente des billets jeudi 11 décembre ! Et n’oubliez pas : venir, c’est bien. Venir en vélo réparable et avec une gourde recyclée, c’est encore mieux.  Rédaction : Coline Lefèvre

  • Les Tatas Fripées : un lieu vital pour le quartier, aujourd’hui menacé financièrement

    Nées en 2021, Les Tatas Fripées  se sont imposées comme l’un des lieux alternatifs les plus vivants de Rouen : friperie solidaire, café associatif, ateliers gratuits, actions sociales, soirées culturelles… Un véritable refuge pour les habitants du quartier Croix-de-Pierre. Mais derrière l’énergie et la générosité, la structure traverse aujourd’hui une crise financière sévère . En pleine participation au festival de l’ESS, Pauline, coordinatrice du projet, nous alerte : « Sauver l’association, c’est notre plus gros projet aujourd’hui. » Un appel à l’aide qui souligne l’importance de ce lieu unique — et la fragilité des initiatives solidaires qui irriguent nos territoires. Interview – Pauline, Les Tatas Fripées Corentin :  Est-ce que tu peux nous présenter Les Tatas Fripées ? Pauline :  L’association existe depuis avril 2021. On a ouvert un café associatif–friperie rue Saint-Vivien, à la Croix-de-Pierre. Là-bas, il se passe plein de choses : concerts, jams, bingo, karaoké, soirées jeux, cafés des langues… On organise aussi des ateliers pour adultes et enfants. Tout est gratuit ou à prix libre. Corentin :  Et la friperie ? Pauline :  C’est une friperie solidaire : les prix sont bas et surtout fixes. Tous les pantalons sont à 8 €, les manteaux à 10 €. La marque ne change rien : tout le monde peut s’habiller de la même manière chez nous, et ça, on y tient. Corentin :  Vous faites aussi beaucoup d’actions discrètes… Pauline :  Oui, on distribue des vêtements aux personnes très précaires, parfois en grande rue. On propose des ateliers pour elles. On mène aussi des actions auprès des seniors pour lutter contre l’isolement. On essaie vraiment d’agir pour tout le monde. Corentin :  On pourrait presque parler d’un tiers-lieu. Pauline :  Je préfère “lieu alternatif”, mais l’idée est là : c’est un espace ouvert, très diversifié. Corentin :  Avec tout ça, vous êtes nombreux ? Pauline :  Le CA fonctionne en collégiale, avec sept co-président·es. Je suis salariée, et on a environ 60 bénévoles. Pas 60 présents en même temps, bien sûr : chacun donne en fonction de son temps et de ses possibilités. Mais cette diversité rend le lieu vivant et à l’image des gens du quartier. Corentin :  Est-ce que vous avez des projets à mettre en avant ? Pauline :  Sauver l’association… Elle va très mal financièrement. Comme beaucoup malheureusement. On a lancé une tombola solidaire , avec un ticket à 4 €. On a plein de super lots : bons chez des cavistes, réparation de vélo, tatouages, restos… L’argent récolté doit nous permettre de passer l’hiver et de réfléchir à un modèle plus viable. Corentin :  On vous souhaite bon courage. Comment peut-on soutenir ? Pauline :  Déjà en venant au café, en participant au lieu. Le soutien n’est pas que financier : un like, un partage, ça compte aussi. On est présents sous Les Tatas Fripées  ou Les Tatas Fripées Rouen . Corentin :  Merci Pauline. Pauline :  Merci à toi. Infos pratiques 📍 Les Tatas Fripées : Café associatif & friperie solidaire Rue Saint-Vivien – Quartier Croix-de-Pierre, Rouen 🎟️ Tombola solidaire en cours Ticket : 4 € Lots : tatouages, restos, cavistes, vélo, livres… 💬 Soutenir l’association : Venir boire un café ou participer aux ateliers Acheter en friperie Relayer sur les réseaux : Les Tatas Fripées / Les Tatas Fripées Rouen

  • Une nouvelle maison d'édition à Rouen, l'association Madesoso

    À l’occasion du Festival de l’ESS, nous avons rencontré Jean-Marc, fondateur de l’association Madesoso, une maison d’édition pas comme les autres. Première participation au Festival de l’ESS ? Jean-Marc : Oui, c’est notre première fois ! Nous faisons partie de la session des Catapultés de cette année. Je tiens à préciser que nous avons été sélectionnés via l'appel à projets ESS : aucun piston, aucun parachutage, simplement notre dossier. Pouvez-vous présenter Madesoso en quelques mots ? Jean-Marc : Madesoso est une maison d’édition sociale et solidaire. Le projet est né de mon expérience personnelle : en tant qu’auteur, je n’ai pas trouvé de maison d’édition pour mes romans, alors je me suis auto-édité. Dans l’édition “classique”, une maison reçoit entre 5 000 et 6 000 manuscrits par an… pour n’en publier qu’un ou deux. Nous, nous voulons faire l’inverse : permettre à un maximum de personnes d’être publiées, même pour une diffusion très modeste, parfois simplement familiale. Nous organisons aussi des ateliers d’écriture, dont un sur le festival aujourd’hui, et nous accompagnons des projets d’auteurs débutants. Vous travaillez également avec la ville de Val-de-Reuil ? Jean-Marc : Oui. La ville organise un concours de nouvelles, dont je suis le président du jury. Nous avons créé un prix spécial pour les auteurs auto-édités : le Prix de l’Élan solidaire. Le·la lauréat·e bénéficiera d’un suivi complet pour l’accompagnement et l’édition de son livre selon notre démarche solidaire. Combien de livres avez-vous publié pour le moment ? Jean-Marc : Pour l’instant, deux, les miens. Il faut bien commencer quelque part ! L’année 2026 sera notre preuve de concept : nous accompagnerons entre 10 et 15 auteurs, ce qui est déjà beaucoup pour une première année. Cela nous permettra d’étoffer notre catalogue et de tester notre organisation. Votre fonctionnement est très tourné vers la solidarité. Comment cela se concrétise-t-il ? Jean-Marc : Les auteurs publiés par Madesoso gardent leurs droits d’auteur, ce qui est important. Nous travaillons aussi sur une monnaie interne, les plumes. L’idée : des personnes qui n’ont pas beaucoup de moyens peuvent nous aider à diffuser les livres ; en échange, elles bénéficient d’un appui pour développer leur propre projet d’écriture. C’est un modèle imaginé pour rester cohérent avec les valeurs sociales et solidaires. Sinon, on serait une maison d’édition classique, et ce n’est pas notre but ! Où peut-on suivre votre projet ? Jean-Marc : En tapant Madesoso.fr . Le site est encore simple, surtout informatif, avec notre charte, nos projets, et les bases de ce que nous mettons en place. Il évoluera prochainement pour permettre aux auteurs de s’inscrire et pour proposer une véritable bibliothèque. Quel rôle a joué le dispositif Katapult dans votre lancement ? Jean-Marc : Nous sommes quatre dans l’association, et nous avions prévu de lancer le projet sur deux ou trois ans. Katapult a été un accélérateur incroyable : il a vraiment donné un coup de boost et nous a permis d’avancer beaucoup plus vite.

  • Idées cadeaux alternatifs : le Noël rock & métal 2025

    Si tu veux offrir quelque chose qui claque, qui hurle “c’est moi qui ai les meilleurs cadeaux sous le sapin” , voici la sélection ultime de Noël 2025.   Chaque année, les mêmes questions reviennent : qu’offrir à quelqu’un qui possède déjà six mugs, trois plaids et une bougie qui sent la cannelle agressive ? Cette fois, pas de pièges : on laisse tomber les cadeaux sages et on s’attaque à un terrain beaucoup plus stylé — celui des cadeaux rock, métal et alternatifs. 1. Vinyles & éditions limitées : le Graal des fans Rien ne bat un bon vinyle édition limitée, surtout quand il s’agit de rock ou de métal. Quelques pépites 2025 : •              Stryper – The Greatest Gift of All (vinyle spécial Noël) •              Punk Goes Christmas – 2025 Reissue (vinyle “green smoke”) •              The Pretty Reckless – EP de Noël (édition collector) •              Rééditions anniversaires de classiques (Black Sabbath, Metallica, Nirvana, The Misfits… selon les sorties de fin d’année) Bonne idée : offrir un vinyle accompagné d’un cadre mural pour exposer la pochette comme une œuvre d’art. (Attention à protéger ton précieux avec une pochette transparente !!!)   2. Box metal / rock personnalisées Offrir une box personnalisée, c’est l’assurance de faire mouche : •              médiators gravés, picks signatures •              cassettes revival (si la personne aime le vintage) •              chaussettes rock (oui, ça existe et c’est génial) •              bracelets en cuir •              patchs et pins de groupes cultes •              mini-figurines Funko Pop de musiciens    3. Casques & enceintes pour écouter… FORT Le rock et le métal se savourent rarement en chuchotant.Offrir du bon matériel audio, c’est offrir une vie meilleure : casques circum-auraux à isolation pour apprécier les solos de guitare comme il faut •              enceintes Bluetooth puissantes •              amplis casque pour audiophiles Bonus rock sur Spotify : ajouter une playlist personnalisée “Noël brutal / Alternatif” faite maison.     4. Merch officiel : toujours une valeur sûre Si la personne aime un groupe, elle l’affiche : •              hoodies de tournée •              t-shirts à design rétro (Iron Maiden, Ghost, AC/DC, Linking Park, bref y’en a beaucoup trop…) •              bonnet ou beanie du groupe •              posters numérotés •              écharpes ou foulards (eh oui, même les metalheads ont froid) Astuce : les sites de merch proposent souvent des éditions “ugly Christmas sweater”… version métal.  5. Petit matériel pour musiciens Pour les guitaristes, bassistes, batteurs ou chanteurs en herbe, un petit accessoire bien choisi fait toujours plaisir. •              pédales d’effet (overdrive, fuzz, mini-pédales pas trop chères) •              sangles décorées •              accordeurs clip •              cordes haut de gamme •              baguettes de batterie personnalisées La version luxe :  offrir une pédale signature (Kirk Hammett, Nita Strauss, Tom Morello…).    6. Livres & BD rock/métal Les fans adorent les coulisses, les anecdotes, les archives, les galères en tournée. Recommandations : •              biographies de rockstars (Dave Grohl, Corey Taylor, Ozzy, Lzzy Hale…) •              beaux livres photos sur l’histoire du métal •              BD rock humoristiques •              journaux de bord de musiciens    7. Décoration alternative Pour un intérieur qui dit “ici on célèbre Halloween toute l’année”  : •              bougies noir mat •              lampes en forme de tête de mort •              posters sérigraphiés •              art mural métal découpé •              tapis psychédéliques •              mini-amplis décoratifs Astuce fun : offrir une boule à neige… mais version squelette ou corbeau.   8. Le cadeau ultime : des places de concert On ne va pas se mentir : offrir un concert, c’est offrir un souvenir. Et en 2025, les tournées rock/métal ne manquent pas : grandes salles, petites scènes, festivals. Petit plus : glisse les billets dans une enveloppe customisée façon “pass backstage”. C’est tout con, mais ça en jette.   Les cadeaux rock et métal, ce n’est pas juste “offrir un t-shirt noir”.C’est offrir une part de culture, d’attitude, et parfois même un peu de bruit (beaucoup de bruit). Prêt(e) à faire du sapin le spot le plus badass du salon ? Rédaction : Coline Lefèvre

  • Quand Cthulhu s’installe en Normandie : Les Chants de Tindalos

    Samedi 30 août, TST Radio a eu l’opportunité de rencontrer l’un des co-auteurs du dernier-né de ce qu’on appelle “Le Mythe” dans l’univers du jeu de rôles. Retour sur cette entrevue avec Nicolas Patout. Photos : Julien Bobée Julien B. (JB)  : Bonjour Nicolas, merci d’avoir accepté l’invitation. Peux-tu te présenter, ainsi que le reste de l’équipe ? Nicolas P. (NP)  : Bonjour, et oui je vais commencé par mon humble personne : donc moi c’est Nicolas, je suis prof dans la vie civile, et le collectif s’est créé durant le covid. À l’origine, nous sommes une bande d’amis jouant au jeu de rôles depuis l’enfance. Au moment du confinement, Damien (Simon, co-auteur, NDLR), un ami proche, travaillait au Havre, et habitait un petit logement. Avec Marie (Patout, co-autrice, NDLR), ma compagne, nous lui avons proposé de venir habiter chez nous durant cette période. Durant cette longue période, nous avons eu l’envie de faire une grande campagne pour le moment où tout cela s’arrêterait. Nous sommes partis sur l’idée de faire une campagne se déroulant sur toute une semaine. À la fin du confinement, nous avons invité nos amis pour jouer tout une semaine. Toute la problématique était surtout de la logistique, et d’autres amis nous ont aidé, que ce soit pour la mise en place, la préparation de coupures d’articles de journaux en vue de la campagne, etc… Et j’aimerais encore une fois remercier Arthur, Sammy et Benjamin qui ne pouvaient pas venir jouer, mais ont participé de cette manière. Après cette première édition, on a voulu préparer la suite l’année suivante. Nos amis nous ont fait remarquer la tonne de travail qui nous attendait, et nous ont proposé de réitérer en nous aidant avec notamment la mise en place d’une ambiance lumineuse, de la préparation de la salle de jeu, etc… Et c’est à la troisième édition, où nous étions toujours sur le système de L’Appel de Cthulhu , que nous nous sommes dits qu’il nous fallait notre propre système de jeu, et l’équipe s’est agrandie, avec notamment Benjamin qui nous a rejoint en 2021 en tant qu’illustrateur, et Paul qui est le président du collectif, et nous sommes actuellement une dizaines de personnes à travailler sur ce projet. JB : Et donc, quelle a été votre motivation pour créer Les Chants de Tindalos  ? NP  : C’est surtout l’envie de partager ce que nous faisons avec d’autres personnes. On croit vraiment qu’une partie de jdr permet de créer des souvenirs, et nous sommes dans un rapport où les meneurs de jeu travaillent toujours pas mal en amont, et paradoxalement, tout ce travail, une fois utilisé sur un scénario, disparaît d’une certaine manière. Et nos amis nous ont vraiment poussé à mettre notre travail, à Marie, David et moi, en forme, et apporter en supplément leur touche personnelle. On voit aujourd’hui ce livre comme une espèce de “lasagnes”,  où nous (les auteurs, NDLR), avons fait la première couche, et chacun a apporté sa touche. D’ailleurs, certains personnages apparaissant dans le livre sont, à l’origine, des personnages créés par les joueurs de la première édition de notre campagne. JB : À sa lecture, on se rend compte que le livre regorge d’énormément de détails et de contextes historiques. Comment vous-êtes vous organisés pour mener les recherches historiques ? NP  : D’abord, les recherches nous ont pris beaucoup de temps. La méthode a beaucoup varié, de la consultation d’ouvrages historiques de références, ou bien partir d’une page wikipédia, checker les sources et croiser les infos. Comme nous sommes plusieurs, on se relit tous entre nous pour valider ou corriger nos éléments. Nos compétences acquises durant nos cursus académiques nous ont pas mal aidé, et par exemple, cette idée d’utiliser mes recherches académiques dans le cadre du jdr m’ont permis d’éviter le décrochage (rires). JB : Vous avez fait appel au financement participatif pour votre projet, et ce dernier a été un succès. Comment expliquez-vous cette réussite, et comment l’avez-vous vécu ? NP  : Pour la réception du succès, on a crié de joie, c’était la fête. Le soir de la fin du financement, nous étions avec la communauté, et c’était la folie. Pour expliquer ce succès, je pense qu’une des choses que nous avons bien fait, c’est que nous ne sommes pas tout de suite allés au financement. On a commencé en 2023 en allant en convention avec une démo en commençant à Paris est Ludique, et nous l’avons étrennée et épurée pendant un an et demi. Ça nous a permis également de construire notre communauté, qui nous a beaucoup aidée là encore à équilibrer notre produit. Après je ne saurais pas vraiment dire “pourquoi” ça a fonctionné, et le succès est parfois un peu ingrat, à mes yeux. Des fois, tu peux avoir un produit super quali, et pourtant ça ne fonctionne pas. Le facteur chance y est probablement pour quelque chose. Mais en tout cas, c’est grâce à la communauté que ça a marché. Pour nous, ça a été un projet communautaire : on a travaillé au début à trois auteurs, et toutes les décisions sont collégiales, ce qui entraîne des frustrations, mais aussi des compromis, parfois sur un détail vraiment très précis. Et maintenant l’objectif est de rendre à la communauté ce qu’elle nous a donné, car le financement reste un risque, car tu ne sais pas quand tu seras livré, dans quelles conditions tu vas être livré, et même pour ça, on a essayé de faire un SAV pour contenter tout le monde. Et donc on veut remercier la communauté pour cette confiance qu’elle nous a accordé. JB : Une question un peu plus globale et légère : le jeu dans sa globalité a pris une place plus importante aujourd’hui au sein de notre société. Quel est votre point de vue à ce sujet ? NP  : C’est un avis personnel, mais je pense que ce qui est bien est que nous avons compris que le jeu est quelque chose de sérieux, et c’est extrêmement positif. Maintenant, j’ai parfois l’impression qu’on a tendance à privilégier une facette du jeu que je ne considère pas comme la plus porteuse qui est le côté “satisfaction immédiate et un jeu purement distractif”. Un jeu est fait pour se distraire, et si un jeu n’est pas distractif, c’est vite inintéressant. Des fois, ça m’arrive personnellement de prendre du plaisir sur une partie de Monopoly , pourtant il y a aujourd’hui beaucoup d’excellents jeux produits au 21 ème  siècle. Donc je suis assez enthousiaste, avec une forme d’”inquiétude”, pas tant liée au jeu, mais plus au fait qu’on vit une période pas très marrante. Pour le jeu, il faut garder à l’esprit que justement, ça reste un jeu, une fiction. Pour reprendre l’exemple de Cthulhu, on ne voue aucun culte aux “Dieux Sombres”. Le principal est qu’on ait toujours un enjeu, selon moi, quand on joue. Et c’est en ça que le jdr est formidable, parce que ce n’est pas qu’un lancé de dés, c’est un ensemble de sensations, de ressentis qui rendent le jeu vivant. JB : Enfin, quel est votre ou vos conseils pour débuter le jeu de rôles en général ? NP  : Je risque de me contredire, mais il ne faut pas se prendre au sérieux. Tout le monde est capable de jouer, mais il suffit de trouver sa sensibilité propre. Il y a autant de manières de jouer que de joueur, et dans tout cela, il faut savoir juste se faire plaisir. D’autre part, il faut accepter que tout ne sera pas parfait, ne pas sacraliser les règles, dans le sens où une règle ne plaît pas, on peut la jeter. Et surtout trouver l’univers qui nous convient. Mais surtout, toujours faire ou demander un retour d’expérience après une session, pour éviter les crispations et corriger peut-être certains défauts rencontrés durant la partie, c’est l’essentiel ! Je remercie la bar L’Absinthe  qui nous a gentiment donné son accord pour cette entrevue. Retrouvez Les Chants de Tindalos  sur Facebook et Instagram, ainsi que sur le site https://chantsdetindalos.fr  . Entrevue réalisée le 30 août 2025, par Julien Bobée pour TST Radio

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