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- Travaux : le Jardin Saint Sever se transforme
Enclavé entre le siège de la Matmut, l'école Marie Duboccage et la Rue d'Elbeuf, le jardin Saint Sever est un lieu connu des initiés. Néanmoins, les travaux d'aménagements actuellement réalisés devraient lui attirer un nouveau public De nouveaux aménagements Initialement d'une surface de 6 000m², le jardin Saint Sever s'est vu adjoindre 2 000m² supplémentaires après le rachat par la Ville de Rouen d'une propriété privée jouxtant le parc. Cet espace supplémentaire permettra aux visiteurs de profiter d'un parcours pédagogique au travers des arbres et de la nature. Car ce qui frappe en se baladant dans cet environnement, c'est le dépaysement et l'impression d'être à la campagne. Malgré les travaux, un calme et une sérénité se dégageaient de ce petit bois urbain. Les enfants pourront également bénéficier de jeux de 1 à 10 ans, ce que les élèves de l'école voisine ne manqueront pas d'apprécier. Un terrain multisport viendra ravir les plus vieux. Des espaces plus intimistes seront également prévus, autour du puit (qui est factice) qui a été déplacé pour l'occasion. 6 arbres supplémentaires viendront s'ajouter à ceux déjà présents qui ont été valorisé lors de la conception du jardin. Un aménagement dans le cadre de Rouen Naturellement Le Maire Nicolas Mayer Rossignol l'a répété, le mot d'ordre de son mandat est tourné vers l'écologie, et le slogan Rouen Naturellement devrait bientôt fleurir sur les supports de communication. L'aménagement du Jardin Saint Sever s'inscrit dans la continuité du plan de renaturation, et a vocation à alimenter la trame verte voulu entre le Jardin des Plantes et la rive droite. Le cout estimé de l'aménagement est actuellement de 640 000€. La conception des lieux s'est faite en co-construction avec les habitants du quartier, des jeunes, ainsi que les résidents de l'EHPAD voisin. Galerie photo du jardin Saint Sever
- 24h Motonautiques à Rouen : Retour sur son fonctionnement et son histoire
Les 24h Motonautiques font partie intégrante du paysage rouennais, et ce sont chaque années des milliers de spectateurs qui se ruent pour observer les engins. Retour sur le fonctionnement et l'histoire de cette épreuve mythique. Le principe simple de l'endurance Le principe de l'épreuve des 24h motonautiques est de parcourir le maximum de distance durant le temps imparti. Il s'agit donc d'une course d'endurance à la fois pour les machines mais aussi pour les pilotes aux commandes de ces engins qui peuvent atteindre les 200km/h pour les modèles les plus puissants. Les bateaux sont répartis dans les 3 catégories existantes. La première regroupe les engins ayant une puissance de 60ch, mesurant 3,90m pour un poids de 330jg. La deuxième catégorie concerne les bateaux plus puissants (270ch, 470kg, 4,80m). Enfin, la troisième catégorie est celle des engins de classe 1 mais qui ne sont pas homologués. Il s'agit d'un laboratoire pour les nouvelles technologies, une sorte de banc d'essai. Cette catégorie permet à certaines écoles de pouvoir concourir dans le cadre de projet pédagogiques. Le tracé est assez simple, puisqu'il fait le tour de l'Ile Lacroix. La côte Sainte Catherine est donc un excellent panorama lors de l'épreuve ! Une course présente à Rouen depuis 1963 L'épreuve fut créée dans les années 70 par le Rouen Yacht Club, toujours aujourd'hui à la barre de l'événement. Très populaire, l'événement attire chaque année de nombreux curieux. Le format a connu de nombreux changements au fil des ans. Au départ les bateaux effectuaient les tours durant 24h sur une journée, et peu à peu l'épreuve fut lissée sur plusieurs jours afin de répondre aux plaintes du voisinages. Les dates de l'épreuve ont également connues de nombreux changements, pour finalement passer à octobre en 2021. Auparavant, l'épreuve avait lieu au printemps (Mai puis Pentecôte, avant de retourner au 1er mai). La course est ainsi la première manche du championnat du monde d’endurance UIM (Union internationale motonautique). Plusieurs accidents tragiques ont également marqués les 24h Motonautiques. En 1995, un pilote Roger Dèmares percute une épave sur la Seine. Il décédera quelques heures plus tard à l'Hopital Charles Nicolle. 15 ans après, c'est un bateau de sécurité qui est percuté, entrainant la mort d'un gendarme et blessant grièvement un de ses collègues. Aujourd'hui la course est régulièrement remise en question ou attaquée en raison de son impact sur l'écologie, des nuisances sonores, de la baisse de fréquentation et de la question de son financement par les collectivités.
- La MAJ de la Prog' : Avril 2021
La MAJ de la Prog', c'est la série d'article qui vous présente les artistes qui intègrent notre programmation ce mois-ci ! Casual Threesome Casual Threesome est un groupe de musique rock bulgare. https://www.facebook.com/casual3some Janitor Le groupe Liégeois Janitor, "concierge" en anglais, délivre une musique teinté de mélodies mélancoliques et de riffs ravageurs. Proche d’un grunge écorché à la Nirvana, d’un rock assénant d’un Queens of the Stone Age, Janitor a sorti un album 14 titres du nom de "Full Screen". Un univers personnel qui oscille entre la névrose, la décadence et le romantisme. Un univers cliché où tout ce que le rock a produit de meilleur depuis les années 50 est distillé. Les adeptes de l’innovation seront certes déçus, néanmoins la voix du chanteur rappelle çà et là un Cobain ressuscité et agacé. . Janitor repose, en effet, son potentiel sur sa capacité à enchaîner les caresses et les morsures auditives. https://www.scenes-locales.com/artist/janitor Blind Channel Blind Channel est un groupe de rock finlandais. Ils représenteront leur pays lors de l'Eurovision 2021. https://www.facebook.com/BlindChannelBand CVN CVN pour « c’est V & N », pour « Cévennes » ou encore, en prenant les lettres dans le désordre, « CNV » (la communication non violente de Marshall Rosenberg chère à nos coeurs et cap commun). Virginie & Nico Bravin https://www.facebook.com/cvnmusic38 MED A l'ère des écrans et des écrans numériques qui règnent, où il est quasiment impossible de ressentir quoi que ce soit devant une œuvre d'art contemporain, il est encore possible d'être ému par une boîte à rythmes… et un clavier... Il y a encore des artisans et des peintres du dimanche qui mettront un peu de leurs peines et de leur humanité au service de leur art. Certes marchand de couleurs dans une vie antérieure, Med peint ses chansons avec une patience bénédictine, distillant ses doutes dans ses petites compositions pop aux reflets d'eau douce où chacun pouvait se voir comme dans un miroir. MED est Médéric Gontier, guitariste de Tahiti 80, premier projet solo. Là où le groupe ne s'était pas souvent aventuré en dehors de l'anglais, Med utilise la langue française et la caresse dans le sens de ses mélodies. Il est un peu temps pour le normand de faire une pause et pour cela, de sortir le nez, c’est le temps libre, celui de ceux qui ne prétendront jamais être meilleurs que les autres mais dont les records resteront proches du cœur. Shedonist Shedonist est un groupe de blues rock grunge instalé à Los Angeles https://www.facebook.com/shedonistofficial/ Ella Vincent La pétillante Ella Vincent est une jeune auteure-compositrice-interprète de pop française accrocheuse et catchy. https://www.facebook.com/EllaVincentOfficiel Découvrez également les nouveaux titres de : Orianthi Lady Arlette Galaad Vice Nobody's Cult Piroshka
- Patrick Juvet est décédé à l'âge de 70 ans
C'est son agent Yann Ydoux qui l'a annoncé à l'AFP dans la journée, le chanteur est décédé aujourd'hui à l'âge de 70 ans. Le chanteur d'origine suisse restera connu pour son titre "Ou sont les femmes". Son corps a été retrouvé dans son appartement de Barcelone. Une autopsie est prévue dans les prochains jours.
- 5 de nos idées qui étaient foireuses
Avoir des idées novatrices c'est bien, mais ce n'est pas toujours synonyme de succès. Depuis maintenant 7 ans que TST Radio existe, on a eu quelques idées foireuses, largement compensées par le reste ! Mais nous voulions revenir sur 5 de nos plus gros ratés, alors c'est parti pour un voyage au pays de la loose et des fausses bonnes idées. La boutique TST Radio L'idée de base était de vous proposer quelques goodies avec le logo (ancien) de TST Radio pour que vous puissiez en avoir chez vous et ainsi que vous vous rappeliez de notre existence. C'était aussi un moyen pour nous d'avoir quelques piécettes afin de financer le projet. Le problème : on est meilleur en musique qu'en marketing, et on en distribuait un peu partout donc ça perdait un peu de son intérêt ! Le nuage des artistes TST Radio Alors là on revient à la première version de TST Radio (2014-2016). Le concept était de mettre sur une page du site des annonces de concerts. Les groupes n'avaient qu'à se rendre sur la page et de double cliquer. Une fenêtre en forme de post-it apparaissait et on pouvait y indiquer les infos. Le problème : dès qu'il y avait 3 concerts, la page était remplie. Et on avait un visuel dégueulasse, aussi... C'est beau hein ! Tenez, en cadeau le tout premier logo de TST Radio. Sachez qu'il n'a duré que 2 semaines avant qu'un copain nous propose celui que vous voyez dessus. La voiture TST Radio Toujours dans la version I de TST Radio (quelle sombre époque), nous avions eu l'idée de rentabiliser nos déplacements en voiture en proposant un concept simple. Dès que vous aperceviez la voiture TST Radio, vous n'aviez qu'à faire un signe et on s'arretait pour vous donner des CDs. Problème : A l'époque, je faisais le même trajet chaque jour, donc si vous n'habitiez pas Mont Saint Aignan, entre la fac et chez moi, vous n'aviez aucune chance... Une petite pensée pour la dizaine de CD qui en ont fait des bornes dans la voiture. Si vous voulez voir quelle tête ça avait, la page Facebook est encore active ici Actu sur le Havre Courant 2019, fort de notre succès d'Infos Rouen TST Radio, on se sent pousser des ailes et on tente une percée au Havre. 1 seul malheureux article sera publié, faute de temps pour s'y consacrer. Du coup, on remballe tout, et retour sur Rouen ! Le Forum pour les musiciens Et voilà notre dernier fail en date, le forum des musiciens. Le principe était de créer un espace de discussion, d'échange pour les musiciens de Rouen, mais aussi plus largement pour les musiciens de la France entière. Le projet n'a jamais pris, puisqu'aucune personne ne s'est inscrite ! Au bout de 2 semaines, nous avons rendu les armes et nous avons mis fin à la courte vie de ce forum. Même si c'est idées n'ont pas été des réussites, elles ont permis au projet de grandir, et à chaque fois des conclusions ont été tirées de ces échecs. Si vous voulez être tenu au courant de nos prochaines idées (foireuses ou non), n'hésitez pas à nous suivre sur Facebook, Instagram, Twitter, et même LinkedIn !
- 10 nouveaux memes sur la musique !
La musique reste une source inépuisable pour les créateurs de meme ! Il est donc temps de leur rendre hommage avec cette petite sélection. Nous avons fouillé les bas-fonds des réseaux sociaux et de Google et voici le résultat de notre chasse ! On espère que cette petite sélection vous a plu ! Si vous en voulez plus, on en 10 autres ici. Vous pouvez aussi voir nos autres rébus musicaux si vous souhaitez vous faire des nœuds au cerveau !
- Chants en corse et en anglais, concerts sensoriels, découvrez Cencio !
Cencio c'est un de ses projets musicaux axé sur un concept fort qui vous donne envie de les mettre en avant. En plus de nous proposer des chants en corse et en anglais, Cencio propose de vivre une réelle expérience sensorielle durant ses concerts. Rencontre. Bonjour Cencio, pouvez-vous présenter un peu votre parcours d'artiste ? Salute à voi ! Bonjour tout le monde ! Je m'appelle Cencio, je viens d'un village dans la montagne en Corse. J'ai grandis et appris la musique entouré de ma famille, à l'école, au village où l'on a toujours chanté la langue. Le chant et la transmission orale sont des comportements marquants de notre identité rurale et insulaire. J'ai pu grandir dans ce contexte culturel à l'air mondialisée ce qui m'a toujours donné envie de créer ma propre musique. Inspirée à la fois de l'endroit d'où je viens et de l'endroit où je suis. A l'âge de 11 ans j'ai commencé à apprendre la guitare. Au fur et à mesure des années, je me suis rendu compte que je ne l'utilisais que pour composer. En 2015, après des études à Paris et après avoir touché du doigt le milieu pro de la musique avec l'association Tisane Sonore (un projet de plateforme de soutien à la nouvelle scène, qui organisait des concerts), je suis rentré en Corse. Je me suis reconnecté à la nature, je me suis formé en horticulture, au bien-être avec les plantes (phytothérapie, aromathérapie) et j'ai continué de composer. J'ai rencontré un musicien de l'île qui créait sa propre musique, Fred Bourreau Micaelli, PlayOut Band, à qui j'ai fait écouter mes chansons. On a de suite accroché et tous les soirs après le travail on jouait ensemble. On a alors décidé de lancer le projet musical autour de toutes ces chansons. Je m'occupe principalement de la guitare acoustique et du chant puis Fred de la guitare électrique, et les synthés. On a tourné pendant un an et demi dans différents endroits de l'iles. C'est lors de ces concerts que le concept d'amener la nature et une expérience sensorielle durant les lives s'est crée et a évolué. Soutenus par le Rézo Corse (association qui soutien la nouvelle scène insulaire) on a tourné et pu faire des résidences pertinentes. On a rencontré Pasquà Pancrazi, Valediction/Lake of confidence, qui a apporté des percussions dans les morceaux et qui est devenu un membre du projet musical lié à Cencio. Le projet s'agrémente d'autres facettes en 2019 lorsque sous le même nom Cencio je propose des ateliers de médiations culturelles liés aux plantes aromatiques et médicinales dans les écoles et les médiathèques. Des ateliers mélangeant transmission des connaissances et expérience sensorielle. Cencio est donc un projet pluridisciplinaire indépendant essayant de mettre en avant la localité, la nature et la création artistique de la Corse. Depuis 2019 avec Fred et Pasquà, nous préparons un EP appelé Terra qui arrive en 2021. Item, le premier single issu de cet EP sort sur toutes les plateformes à la pleine lune du 28 mars. Vous avez un concept assez fort qui est de mélanger l'anglais et le corse dans vos chansons, comment vous est venu l'idée ? Est-ce que cela à ouvert de nouvelles opportunités artistiques ? Lorsque j'ai commencé à écrire des chansons j'ai commencé à les écrire en anglais. Déjà parce que je n'aime pas écrire en français. Je n'osais pas écrire en corse car j'appréhendais les critiques sur la qualité de mes mots. J'étais plus jeunes et plus peureux des avis des autres. Même si je n'ai pas le meilleur des accents anglais, j'arrivais à dire ce dont j'avais envie avec la musique, grâce à cette langue. En 2019, j'ai crée un spectacle pour enfants qui est un concert-conte de noël où l'on suit le parcours du personnage à travers des chansons. Certaines étaient des reprises corses et d'autres des compositions en anglais. Mais c'est lors de ce concert que j'ai joué mes premières compositions en corse. Ce projet a été mené avec l'aide d'une autrice Simone Alesandri, qui travaille avec les enfants, dans un décor végétal avec des parfums, des fruits et des plantes d'hiver. Depuis cet événement je compose de plus en plus en corse. Certaines chansons deviennent bilingues (anglais et corse). Ce qui me donne beaucoup de liberté pour essayer de nouvelles choses afin de faire chanter la langue autrement. Le corse est une langue latine riche et variée. D'une région à l'autre, un mot n'a pas le même sens ou la même prononciation. Cette diversité est une richesse culturelle qui nous apprend que la langue n'a pas de frontière. Ni dans le sens des mots ni dans le son qu'ils émettent. Ce qui importe c'est l'intention de l'émotion qu'on veut transmettre et d'y mettre du coeur. Durant vos concerts, vous plongez votre public dans la nature, mais par quel moyen ? Mes concerts sont des expériences sensorielles interactives. Il faut que les gens viennent vivre quelque chose qui les touchent autrement que par les oreilles. Durant un concert il y a généralement de la tisane qu'on peut boire, des plantes qu'on peut sentir et des huiles essentielles diffusées dans le lieu. On peut toucher un bouquet de plante aromatique endémique de corse et chaque membre du public peut repartir avec un morceau. Ce sont les Aroma Live. De manière générale, j'adore les oeuvres d'art interactives et les expériences sensorielles. Je trouve qu'elles parlent vite aux gens. Avec Cencio, aussi bien en concert qu'en atelier, je fais la médiation des plantes endémiques de corse, ainsi que leur noms dans la langue. J'essaie de transmettre des valeurs bienveillantes au sujet de la terre et de l'environnement. Je veux participer à la transmission culturelle de ma localité à travers des choses qui me plaisent. C'est plus difficile aujourd'hui d'envisager des Aroma Live à l'ère du virus... Bien que les plantes peuvent-être un bon bouclier pour les défenses immunitaires ahah. La sortie prochaine de l'EP Terra permet de se projeter à nouveau dans les performances lives. Elles seront adaptées et différentes. A suivre... Qu'est ce que l'on peut vous souhaiter pour la suite ? Souhaitons ensemble que ça aille mieux pour tout le monde. Que la terre aille mieux, que les gens aillent mieux. Souhaitons qu'on puisse bientôt sortir de chez nous, respirer un bon coup, mettre de la musique à fond et danser ! Je vous remercie TST Radio pour vos questions, c'était un plaisir. A très vite ! + d'infos Instagram : https://www.instagram.com/cen_cio/ Bandcamp : https://cencio.bandcamp.com/releases Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC5vkQgtdbnFgzA7hui0Ub4w
- Rencontre avec Sam de la chaîne Youtube Une Chanson l'Addition
Sam est journaliste, youtubeur, dessinateur, historien des musiques amplifiées, écrivain, ancien animateur radio, conférencier et même organisateur de cérémonie musicale. Rencontre avec Sam de la chaîne Youtube Une Chanson l'Addition. TST : Qu’est-ce qui vous définit le mieux ? Et qu’est-ce qui vous fait le plus vibrer ? Sam : C’est l’ensemble et la complémentarité de ces activités qui me définit, car elles ont toutes un tronc commun : le journalisme... C’est-à-dire le fait de choisir un sujet (plutôt qu’un autre) ; de collecter des informations brutes et tisser des liens entre elles ; de les remettre dans leur temporalité (et éventuellement les commenter) ; puis enfin de trouver la forme de restitution la plus adéquate pour les faire connaître. Qu’importe le support ou la cible : le métier et la méthode restent les mêmes ! D’autant que la musique est souvent le moyen d’expression privilégié de la jeunesse contre le conformisme... Son histoire et son étude sont donc un prétexte intarissable et passionnant à l’exploration de contextes historiques et sociaux. Ce qui me fait le plus “vibrer“ dans ces mises en valeur (et que je résumais dans un TEDx en 2019), c’est ce juste retour des choses : j’ai été marqué, plus jeune, par le même type d’histoires raconté par la presse spécialisée ou les grands frères d’amis... En tant que journaliste, qu’est-ce qui vous agace le plus, avec les attachés de presse, les artistes ou bien avec les journaux pour lesquels vous travaillez et qu’est-ce que vous aimeriez de leurs parts ? Plutôt qu’un reproche général, c’est plutôt le maintien d’un cercle vertueux dont nous avons tous besoin. Tout comme l’industrie musicale peine actuellement à trouver son modèle économique, le métier de journaliste est une activité chronophage qui manque de plus en plus de moyens… Or, parce que le temps n’est pas extensible et qu’il n’a jamais existé autant de propositions musicales (notamment depuis l’abolition des frontières physiques grâce à Internet), nous avons toujours besoin de personnes qui défrichent, analysent et composent. Soutenir financièrement un projet musical (achat d’album, merchandising, places de concerts…) ou un média (abonnement ou achat impulsif) permet ainsi d’assurer une continuité, que ces entités n’aient pas recours à certaines facilités, mais surtout de se doter de moyens supplémentaires, améliorant de fait sa qualité... À ceux donc qui se sentent sous-représentés (programmation radiophonique, télévisuelle ou au sein de festivals), c’est en soutenant cet écosystème fragile que l’on peut agir – chacun – sur les visibilités d’un style ou d’un artiste ! A contrario qu'est-ce que vous appréciez le plus ? Les rencontres, évidemment, même si la réponse peut paraître démagogique ou naïve... Malgré les nombreuses sollicitations ou concerts à couvrir, le journalisme reste un métier solitaire face à sa feuille blanche ! Arriver donc à installer un dialogue équilibré avec un artiste, créer un lien de confiance qui s’enrichira avec le temps et lui faire formaliser un processus créatif parfois inconscient est, je l’espère, autant enrichissant pour ses acteurs que ceux qui en découvrent l’histoire. Ça l’est en tout cas pour moi. Sur votre chaîne YouTube Une chanson l‘addition, vous avez plusieurs formats : de la pastille courte à l’histoire à écouter au coin du feu. C’est important les histoires ? Est-ce que vous accordez plus d’importance à la mélodie, aux paroles, au contexte de la chanson ? Selon l’histoire que l’on veut raconter, la forme est effectivement essentielle. Il ne s’agit évidemment pas de travestir la réalité (ou de surjouer un personnage), mais voyez comme une blague dans la bouche d’un autre n’aura pas la même emphase ou impact… C’est pour cette raison que j’invite chacun à prendre du recul sur les chroniques d’album, par exemple. Il ne s’agit que de l’avis personnel d’un journaliste, au regard de son expérience (souvent plus étoffée, donc plus exigeante) mais aussi via la ligne éditoriale précise d’un média… De même que j’incite à dépasser le cadre de ce seul média. Si vous vous sentez en phase avec les goûts d’un journaliste (ou youtubeur, qu’importe), n’hésitez pas à le voir/lire/écouter sur d’autres supports en dépassant la barrière des titres les plus identifiés/accrocheurs : vous pourriez faire de belles découvertes ! Quant à l’appréciation d’un artiste, je vais être naturellement attiré vers la dissonance, la fusion des genres, la plus lourde présence de basse et/ou un discours revendicatif – fruit naturel de mon adolescence dans les années 90 (même si l’émotion peut souvent surgir là où on ne l’attendait justement pas…). De là à décider d’en parler, il faudra tout de même que cette histoire dépasse le simple cadre de la musique. Si je vous dis que vous êtes le nouveau Philippe Manœuvre, vous le prenez comment ? Je le prends bien, même si la comparaison me semble très disproportionnée… D’autres plus identifiés et bien plus talentueux (Gilles Verlant, Francis Zegut, Antoine de Caunes…) ont été – chacun dans leur style – de vrais défricheurs inspirants. Je ne prétends donc pas avoir la paternité du genre ! À moins de sortir un 10e livre sur les musiques rock et d’être appelé par une chaîne de télévision ou radio nationale (ce qui est peu probable), il serait bien présomptueux de s’imaginer au même niveau… Youtubeur, c’est un métier qui fait rêver mes enfants (oui, vous faites partie de mon plan machiavélique sobrement appelé "l'éducation"). YouTube, ça paye bien ou est-ce qu’il vaut mieux qu’ils se lancent dans la musique ? Pour les raisons évoquées précédemment, j’ai toujours du mal à m’imaginer “youtubeur“… Pour moi, cela reste toujours une extension de mes articles réalisés par exemple dans le magazine Rolling Stone (si ce n’est que j’engage plus mon corps dans la narration et que les retours sur l’écriture sont plus “immédiats“). Concernant YouTube donc, il faut davantage envisager la plateforme comme un vecteur de visibilité qu’une réelle source de revenus [pour info et/ou rappel : une vidéo ayant 1 millions de vues rapporte environ… 600 dollars – faites le calcul avec UCLA]. À moins de multiplier les placements de produits (quid de la liberté de ton ?), le ratio investissement/temps/retour est donc aussi disproportionné que déséquilibré. Si toutefois un projet musical trouve son public – avec ce facteur travail/rencontre/chance/air du temps aléatoire –, il y a effectivement une plus grande probabilité que les revenus soient plus significatifs… Cependant, l’une ou l’autre option ne devrait s’envisager que sur l’envie/le besoin de chacun, car ce ne sont tout de même pas les mêmes métiers. Comment le rock peut-il rattraper le rap qui truste les écoutes sur les plateformes numériques aujourd’hui ? On annonce la mort du rock depuis qu'il est né... Est-ce que le rock est plus mourant aujourd'hui qu'il y a 50 ans ? Le rock ne peut truster les écoutes des plateformes numériques du rap que s’il y est évidemment consommé. Pour y remédier, il en revient donc à la liberté individuelle de chacun, que ce soit les auditeurs, les médias… ou les propositions des artistes (là où il y a demande, l’offre s’enrichit naturellement). D’où la nécessité de maintenir une curiosité ou de continuer à rappeler les bases/filiations ! Car, dans une époque où la quasi-totalité de la bibliothèque musicale mondiale est disponible en ligne, comment (re)découvrir Led Zeppelin si personne ne vous en raconte l’histoire et/ou redonne le goût ? C’est d’ailleurs ce qui en explique sa supposée mort : parce que le genre est moins visible/relayé, on le considère à tort comme disparu… En France, les chiffres de fréquentation du Hellfest ou du Motocultor, les ventes d’artistes comme Ultra Vomit ou Gojira, la bonne santé de labels dédiés (VeryCords, Athome…) ou de tourneurs comme Rage Tour (No One Is Innocent, Tagada Jones, Lofofora…) démontrent pourtant une vitalité actuelle. En 2019, l’Irma recensait même pour ce genre : 1 198 groupes rock/folk/metal français, 793 festivals, 937 salles, 575 entrepreneurs de spectacles, 609 labels et 216 titres de presse ! Que les musiques amplifiées, le plus souvent basées sur la contestation, réintègrent sa place alternative (d’origine) sur l’échiquier musical n’est pas une mauvaise nouvelle, si cela lui permet de se remuscler... Elle montre cependant, plutôt qu’une banalisation qui ne correspondrait pas à son discours, le chemin à parcourir pour veiller à maintenir sa reconnaissance dans le paysage français. Quels sont vos groupes préférés du moment ? Si la musique m’accompagne une quinzaine d’heures par jour, mes goûts changent régulièrement et – hors classiques personnels – sont souvent liés à des écoutes dans un cadre professionnel. Ces derniers mois, après une période Théo Charaf et Pogo Car Crash Control, j’ai donc beaucoup consommé les prochains albums de Gojira, Special Friend, Yard Of Blondes, Sébastien Guérive… L’année 2020 ayant repoussé beaucoup de sorties, préparez-vous d’ailleurs à un gros embouteillage cette année : la plupart des principaux groupes de rock et de métal mondiaux sorte quelque chose. De quoi rendre les tournées promotionnelles de 2022 assez étourdissantes… Quelle question vous rêveriez de poser et à quel artiste ? Restant obsédé par le “pourquoi“ des choses (le contexte d’un processus créatif, la corrélation entre l’homme et son action en tant qu’artiste…), il y a bien sûr les éternels rêves comme Zack de la Rocha (Rage Against The Machine) ou Rick Rubin (producteur de Run-DMC, Slayer, RHCP, Johnny Cash…). Mais avouons qu’un pas de côté comme disserter avec Donald Trump de ses passions musicales serait tout aussi excitant ! Comme l’appréciation de la musique reste très personnelle – car liée à des tranches de vie –, les goûts artistiques permettent souvent de révéler une histoire intime passionnante… ou au mieux éclairante ! Quelle question auriez-vous aimé que l’on vous pose et quelle serait la réponse ? On le sait moins, mais je suis un passionné de bandes dessinées (j’en lis une dizaine par semaine, depuis mon adolescence) et de séries. Aussi, pour ceux qui ne les ont pas encore lus, je recommande quelques vieux livres de chevet : Transmetropolitan, Punk Rock Jesus, Tokyo Ghost, Transperceneige… ou encore Le dictionnaire de la mauvaise foi musicale. Et côté série, vous aurez du mal à me faire dire du mal des classiques Star Trek Next Generation, Twin Peaks, The Twilight Zone, Spin City, The West Wing… Mais ça, c’est un autre débat. Pour vous abonner : https://www.youtube.com/channel/UCPpNtkHeCnwN7Tl5oLq4AAg
- Découvrez RESET, le projet musical qui veut repartir de zéro
Covid aidant, 4 structures rouennaises se sont réunies dans le projet RESET afin de réenvisager la musique et sa diffusion. Rencontre. RESET est un projet nouveau, et son nom laisse à penser qu'il veut tout recommencer depuis le début. Est-ce le cas ? Oui, vraiment l'idée c'est de repartir à zéro. Ou plutôt d'envisager la diffusion musicale d'une autre manière qu'en se produisant sur scène, puisque c'est tout à fait impossible en ce moment... Qui retrouve-ton derrière ce projet ? On retrouve 4 entités : Le Kalif (école de musique et studios de répétition), Mouton Noir Records (label indépendant de musique), Heavy Club (rassemblement de professionnels de l'image : photo / vidéo / web / graphisme) et Distance Tour Booking (agence de "managing" et de booking) A Rouen, il y a aussi le collectif Poz Muzic qui propose ce mélange entre lieu d'exception et musique, comment expliquer ce regain d'intérêt pour l'architecture ? Plus qu'un regain d'intérêt pour l'architecture, il s'agit surtout d'apporter un regard différent sur les lieux qui nous entourent, de les rendre accessibles à une période où ils ne le sont pas et surtout de les détourner, puisque les espaces choisis ne sont pas habituellement dédiés à la diffusion de musique. Cela permet aussi de provoquer des rencontres entre des entités et des lieux d'accueil qui auraient pu ne jamais se croiser ni se connaitre en temps normal. Et c'est aussi et surtout ça reSET : de nouvelles rencontres. Enfin, une fois que le COVID sera qu'un mauvais souvenir, est-ce que le projet RESET aura vocation a perdurer ? Oui ! L'idée ce n'est pas juste de pallier le manque de concert et de combler ce vide. Il y a un vrai travail de production sonore et vidéo. Les vidéos qui découlent du projet reSET sont de vrais clips à part entière, pensés pour pouvoir être réalisés et diffusés pendant la crise et appréciés aussi APRES cette crise. Nous travaillons cette année sur une première "saison" mais songeons déjà à la programmation 2022 ! Facebook : https://www.facebook.com/r353t/ Site : https://www.r353t.com/ Instagram : https://www.instagram.com/r_e.s_e_t/
- Les 20 albums les plus vendus en France en 2020
Même si l'année dernière fut chaotique pour les artistes, ils ont pu se replier sur les ventes d'album qui sont elles restées plutôt stable. Découvrez les 20 albums les plus vendus en France en 2020 selon le Syndicat national de l’édition phonographique. Le classement 2020 des albums VITAA & SLIMANE : VERSUS NINHO : M.I.L.S. MAES : LES DERNIERS SALOPARDS ANGÈLE : BROL FRANCIS CABREL : À L'AUBE REVENANT DADJU : POISON OU ANTIDOTE LES ENFOIRES : LES ENFOIRES 2020 GRAND CORPS MALADE : MESDAMES AC/DC : POWER UP NEKFEU : LES ÉTOILES VAGABONDES : EXPANSION JUL : LA MACHINE D'OR ET DE PLATINE JULIEN DORÉ : AIMÉE INDOCHINE : SINGLES COLLECTION (2001 - 2021) VIANNEY : N'ATTENDONS PAS JOHNNY HALLYDAY : SON RÊVE AMÉRICAIN SOPRANO : PHOENIX NINHO : DESTIN HATIK : CHAISE PLIANTE PNL : DEUX FRERES KENDJI GIRAC : MI VIDA 80% des 200 albums les plus vendus en France sont d'origine française mais également interprété en français. On retrouve deux artistes étrangers, Angèle et AC/DC, parmi les 20 premiers albums. Malgré une année 2020 difficile en raison des annulations et des reports de sortie, le marché de la musique s'est stabilisé, et conserve la bonne dynamique entamée depuis 5 ans. Plusieurs artistes parviennent à placer plusieurs albums : Jul : 5 albums Ninho, Kendji, PLK : 3 albums Aya Nakamura, Eva, Hoshi, Damso, JB Guégan, Maes : 2 albums. Source : SNEP "Méthodologie : Les certifications communiquées par le SNEP ne prennent en compte que les écoutes en streaming issues des abonnements payants. Les écoutes en streaming sont converties en équivalent-ventes et ajoutées aux ventes physiques (CD & vinyles) et aux ventes en téléchargement. Méthode de conversion streaming/ventes d’albums : les volumes d’écoute en streaming de tous les titres d’un album sont additionnés (le titre le plus écouté est divisé par 2) et ces volumes sont divisés par 1 500 pour obtenir les équivalents-ventes."
- Top 10 des noms de commerces rigolos à Rouen et ses environs
Afin d'attirer l'œil du passant, de nombreuses vitrines et commerces de Rouen ont misé sur l'humour. Alors si vous êtes amateur de jeu de mot et autre calembours, on vous propose de découvrir notre top 10 des noms de commerces rouennais les plus drôles ! QG des Avenjoueurs Les amateurs de film de super-héros auront tout de suite saisi le jeu de mot qui fait référence à la série de films Avengers. https://qgdesavenjoueurs.wixsite.com/accueil Plus Belle La Vue On reste dans le domaine du cinéma et de la télé, puisque cette auberge fait référence à la série Plus Belle la Vie diffusée sur France 3 depuis maintenant plus de 17 ans ! https://www.booking.com/hotel/fr/plus-belle-la-vue-bois-guillaume.fr.html La Presse à Ju Si ce n'est pas un Julien, une Juliette, ou une Justine qui tient ce commerce, on serait très déçu ! Et on ne le sera pas puisqu'après vérification, c'est bien une Juliette qui tient la boutique. https://www.facebook.com/La-presse-a-Ju-2310116365734113/ Chair et Tendre Un charcutier ? Non. Un boucher ? Non plus. Un restaurant alors ? Non, un magasin de piercing ! https://www.facebook.com/ChaiRetTendrE/ Marc Moileu Emma Gnetoi ! Efficace pour un commerce de reproduction personnalisée ! https://marcmoileu.fr/index.php?id_lang=1 O Coif'Heure On va attaquer une série sur les coiffeurs, toujours très "imagina'tif" en matière de nom d'enseigne. https://fr-fr.facebook.com/ocoifheure/ Hair au Carré Un coiffeur qui aime les maths, sûrement ! Pour rappel, ℝ2 est une notation mathématique qui désigne l'ensemble des couples de nombres réels (merci Wikipédia). https://fr-fr.facebook.com/pages/category/Hair-Salon/Hair-au-carr%C3%A9-798537483565920/ Reac'Tif Rendez-vous dans la journée, manifestement. https://www.pagesjaunes.fr/pros/09306134 Jean Cadres Au moins c'est clair, net et précis. Et en plus, ils ont une jolie devanture près de la cathédrale ! http://jeancadres.wifeo.com/ G La Dalle Comme pour Marc Moileu, ce restaurant à associer son nom à la réponse d'un besoin, efficace ! https://www.instagram.com/g.la.dalle/?hl=fr On tenait à dire aux commerçants et restaurateurs qui lisent cet article que nous sommes de tout cœur avec eux durant cette période difficile. Ce petit top était un moyen de leur faire passer ce message !
- Rencontre avec Franck Corey, musicien voyageur
Certains artistes ne peuvent que s’inspirer au travers de l'évasion, de la découverte et du voyage. Franck Corey, auteur-compositeur-interprète français, revient d'un grand voyage en solitaire à travers le Canada dans lequel il a trouvé l'inspiration pour écrire, composer et filmer les grands espaces du Nord. De ce périple en ressort un nouveau clip « Où Aller » qui suit le précédent, «Parti hier », tourné sur l’île de La Réunion. Il nous raconte comment son périple s'est passé et la façon dont il s'y est pris pour créer, tout en voyageant. D’où est parti ce choix de travailler ta musique en voyageant ? La seule façon que j'ai trouvé pour capter une inspiration vraie et authentique, c'est le mouvement et la découverte. Lorsque tu n'es pas chez toi, hors de ta zone de confort, en contact avec la nature ou avec l'ailleurs, cela t'ouvre un champ infini de création. Comment tu t'es organisé pour préparer ce « roadtrip créatif » au Canada? Il a fallu que j'aménage ma voiture de façon à être autosuffisant : je devais pouvoir vivre, dormir et travailler ma musique dans ce même lieu. Cela est passé par la mise en place d'un système électrique branché à la batterie de la voiture. Le fait de rouler remplissait une batterie annexe et c'est cette dernière qui me permettait de brancher mon ordinateur entre autre. Parfois dans mon parcours, j'étais donc obligé de quitter un lieu pour que les batteries se rechargent en roulant. J'ai aussi ajouté des données internet à mon mobile. Cela est très utile pour les musiciens s'ils doivent communiquer avec d'autres musiciens, envoyer des idées, des démos etc. Internet n'est donc pas un problème mais attention à la région dans laquelle on est ! Pendant quatre jours au passage dans les Rocheuses, je n'avais aucune connexion. De quel matériel audio as-tu eu besoin pour travailler ? Aujourd'hui, les musiciens ont beaucoup de chance à ce niveau-là. Il suffit simplement d'avoir un ordinateur, une carte son, un micro, un casque et un petit clavier-maître pour pouvoir composer. Cela prend finalement très peu de place et c'est très léger. Lorsqu'on voyage en travaillant sa musique, on pousse la liberté du home studio encore plus loin puisqu'on ne travaille pas sur un même lieu. Ce concept pourrait s’appeler finalement le « free studio ». Certains musiciens voyageurs vont encore plus loin, comme l’artiste Thylacine. Il s'est créé un studio dans un grand van aménagé avec lequel il fait le tour du monde. Quel artiste inspirant ! Je pense que les artistes doivent s'affranchir de cette règle de devoir rester enfermés dans une ville-capitale pour être légitimes en tant qu’auteurs-compositeurs-interprètes. Les temps ont changé, la technologie nous permet d'être créatif partout et tout le temps, alors autant en profiter. Quelles sont les difficultés auxquelles tu as dû faire face ? Il faut faire attention à ne pas se laisser happer par l'énergie du voyage en ne plus pensant à travailler. Parfois lorsque je revenais de longues randonnées, je n'avais pas la tête à replonger dans mon ordinateur. Il faut installer une sorte de routine. De mon côté, je composais, mixais, regroupais des idées toujours le soir, mais aussi les jours de pluie où il n'était pas possible de sortir. Il faut aussi prendre garde aux vols en fonction des lieux où tu es. Tout ce matériel avec lequel tu travailles (ordinateur, caméra…) peut attirer la convoitise. En quoi la nature est une source d'inspiration pour toi ? Ce que je vois dans la nature, c'est une espèce de calme immobile et immuable. Tout va très vite dans nos vies aujourd'hui et pouvoir se reconnecter à cette vérité est nécessaire. La nature apporte de la musique car elle est la musique en elle-même: les feuilles d'arbres qui frissonnent, l'eau qui coule, la glace qui craque…Le fait de se sentir loin de tout permet aussi une vision globale du monde et l'écriture des paroles est tout à coup plus fluide. Quel a été ton meilleur moment durant ce voyage ? Le plus marquant pour moi a été le passage par les Rocheuses canadiennes. Les paysages sont sensationnels et uniques au monde. J’ai eu la chance d’arriver alors qu’il neigeait, ce qui était très rare pour la période (début septembre). Le lendemain, les panoramas étaient saisissants: la verdure en bas des montagnes contrastait avec les sommets enneigés. Toujours dans les Rocheuses, j’ai roulé pendant plusieurs heures sur la route des glaciers qui est considérée comme étant la plus belle au monde. J’en ai encore des frissons: la beauté est à droite, à gauche, en haut et en bas. Je peux vous dire que quand on voit ça, l’inspiration n’est plus à rechercher, elle vient directement! Quels conseils donnerais-tu à ceux qui veulent faire de la musique tout en voyageant ? Je leur conseille d'avoir du bon matériel, car si un des éléments est défectueux, cela peut venir vraiment contrarier le projet voir l'anéantir totalement. En fonction de l'endroit où nous nous trouvons il n'y a pas d'atelier de réparation. Les réparateurs de matériel de musique ne se trouvent en général que dans les grandes villes. Je conseille aussi d'être patient et persévérant à l'étape de la préparation du voyage, et surtout celle de l'aménagement du van s’il y a lieu. Si l'on veut partir l'esprit plus tranquille, je conseille de partir seulement avec un cahier, un crayon et un enregistreur. Certains artistes composent et écrivent seulement en voyageant, puis regroupent toutes leurs idées une fois rentrés dans leur pied-à-terre. Les vidéo-clips « Où Aller » et « Parti hier » sont disponibles sur la chaîne YouTube de Franck Corey. Facebook: https://www.facebook.com/FranckCoreyFR Instagram: https://www.instagram.com/franck.corey













