24h Motonautiques à Rouen : Retour sur son fonctionnement et son histoire

Mis à jour : avr. 6


24h motonautiques Rouen
Une course inégale...

Les 24h Motonautiques font partie intégrante du paysage rouennais, et ce sont chaque années des milliers de spectateurs qui se ruent pour observer les engins. Retour sur le fonctionnement et l'histoire de cette épreuve mythique.


Le principe simple de l'endurance


Le principe de l'épreuve des 24h motonautiques est de parcourir le maximum de distance durant le temps imparti. Il s'agit donc d'une course d'endurance à la fois pour les machines mais aussi pour les pilotes aux commandes de ces engins qui peuvent atteindre les 200km/h pour les modèles les plus puissants.


Les bateaux sont répartis dans les 3 catégories existantes. La première regroupe les engins ayant une puissance de 60ch, mesurant 3,90m pour un poids de 330jg. La deuxième catégorie concerne les bateaux plus puissants (270ch, 470kg, 4,80m).

Enfin, la troisième catégorie est celle des engins de classe 1 mais qui ne sont pas homologués. Il s'agit d'un laboratoire pour les nouvelles technologies, une sorte de banc d'essai. Cette catégorie permet à certaines écoles de pouvoir concourir dans le cadre de projet pédagogiques.


Le tracé est assez simple, puisqu'il fait le tour de l'Ile Lacroix. La côte Sainte Catherine est donc un excellent panorama lors de l'épreuve !


Une course présente à Rouen depuis 1963


L'épreuve fut créée dans les années 70 par le Rouen Yacht Club, toujours aujourd'hui à la barre de l'événement. Très populaire, l'événement attire chaque année de nombreux curieux.

Le format a connu de nombreux changements au fil des ans. Au départ les bateaux effectuaient les tours durant 24h sur une journée, et peu à peu l'épreuve fut lissée sur plusieurs jours afin de répondre aux plaintes du voisinages.


Les dates de l'épreuve ont également connues de nombreux changements, pour finalement passer à octobre en 2021. Auparavant, l'épreuve avait lieu au printemps (Mai puis Pentecôte, avant de retourner au 1er mai). La course est ainsi la première manche du championnat du monde d’endurance UIM (Union internationale motonautique).


Plusieurs accidents tragiques ont également marqués les 24h Motonautiques. En 1995, un pilote Roger Dèmares percute une épave sur la Seine. Il décédera quelques heures plus tard à l'Hopital Charles Nicolle. 15 ans après, c'est un bateau de sécurité qui est percuté, entrainant la mort d'un gendarme et blessant grièvement un de ses collègues.


Aujourd'hui la course est régulièrement remise en question ou attaquée en raison de son impact sur l'écologie, des nuisances sonores, de la baisse de fréquentation et de la question de son financement par les collectivités.

Vos avantages : 

  • Accès à tous les articles exclusifs de TST Radio

  • Ajout de votre nom au Mur des Soutiens

  • Invitations aux événements de la radio