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Des investissements pour la santé: Olivier Véran était ce matin en Normandie



Ce matin, lundi 8 novembre 2021, avait lieu le déplacement de Messieurs les ministres Olivier Véran et Sébastien Lecornu à Gisors pour présenter le plan d’investissement Ségur de la Santé. Un déplacement qui se fait dans un contexte de crise du secteur public de la santé alors que de nombreux acteurs du secteur réclament une aide adaptée et surtout des investissements.


Quid du plan Ségur ?



L'Etat met sur la table 19 milliards d’euros pour transformer le système de santé dont 2 milliards pour le numérique, 1,5 milliards pour le médico-social (EPHAD) et le reste pour le domaine hospitalier et la santé.


Objectif de ce plan d’investissement Ségur de la Santé : rompre avec le système centralisé précédent, les enveloppes sont confiées aux ARS et gérées par elles.



En France, ce sont 3 000 établissements qui bénéficieront du plan d’investissement parmi lesquels 800 projets ont déjà été identifiés (dont 300 en EPHAD).



Proximité maximale :


Ce plan d’investissement est résolument déconcentré : 75 % des projets sont envisagés dans des établissements de santé de taille petite ou moyenne.


La part belle est donnée à la concertation locale (par consultation des élus locaux par les ARS et acteurs de terrain) afin de proposer des projets de santé plus adaptés aux besoins.


Pour cela, l’ARS Normandie a fait le choix de faire un appel à manifestation d’intérêt suivi d’un accompagnement de tous les établissements y compris ceux plus en difficulté pour présenter un projet complet.


Selon le ministère, la région Normandie est la région la plus investie dans le dispositif avec un engagement financier important : 200 millions d’euros apportés sur le pl


an Ségur qui s’ajoutent donc aux 255 millions de l’État.



7 mois de travail à l’ARS avec les acteurs territoriaux


Plusieurs réunions se sont tenues jusqu’à présent pour recueillir les besoins des différents acteurs en Normandie : communes, EPCI, Conseils régionaux et départementaux, Préfectures etc.


En Normandie, les conseils régionaux et départementaux ont fait spontanément le choix de s’engager financièrement dans la démarche.



Quels objectifs en Normandie ?


Il incombe à l’ARS via le plan d’investissement Ségur d’améliorer l’offre de soin en Normandie, relever les indicateurs de santé (les cancers, maladies cardiovasculaires et maladies mentales y sont plus élevées que la moyenne française). La Normandie doit faire face enfin au vieillissement de sa population.




Afin de garantir à tous un accès au soin de qualité, six grandes priorités ont donc été identifiées :

  1. Réinvestissement dans la proximité

  2. Excellence de la médecine spécialisée et garantie d’accès à tous

  3. Anticiper les crises en renforçant l’offre de soin

  4. Prioriser : odontologie ou encore maladies cardiovasculaires par ex.

  5. Renforcer l’attractivité des structures hospitalières (pour attirer les jeunes diplômés)

  6. répondre à l’enjeu majeur du vieillissement (adapter le système de santé afin d’apporter les services et solutions de soins innovants)


Le désendettement est aussi fixé comme une priorité et un axe pour l’investissement. En effet, l’enveloppe totale s’élèvera pour la Normandie à 584 millions dont 255 millions pour les projets.


Ainsi plusieurs territoires ont été identifiés comme prioritaires pour les investissements du plan Ségur.




Le retour de l’humain ?


Dans les EPHAD, les enveloppes seront données aux projets reposant sur le triptyque suivant : un lieu ouvert, un lieu plus médicalisé et un lieu de vie.


1,5 milliards à l’échelle nationale consacré à l’immobilier : pour le bâti mais aussi pour le quotidien : équipements pour améliorer la qualité de vie. Pour l'année 2021, une dizaine d’EPHAD ont été sélectionnés.



Pour Benjamin Rossi, auteur de "En première ligne: une plongée captivante au cœur de la médecine" investir dans la santé c'est acheter la paix sociale. C'est probablement l'enjeu du plan Ségur. Malheureusement la péréquation démographique à l'échelle nationale* semble encore aller contre une réforme véritablement en profondeur du système de santé.




* Les dotations aux ARS dépendent en grande partie du nombre d'habitants soit un investissement majeur en IDF.



Sources : Cabinet du ministère des solidarités et de la santé, cabinet de Mme Bourguignon ministre déléguée chargée de l’Autonomie et ARS Normandie.




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