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Balade dans le futur quartier Flaubert à Rouen


« La fenêtre, en province, remplace le théâtre et les promenades » écrivit Flaubert. Nul doute qu’en ces temps de re-dé-confinement celle-ci soit redevenue une grande source de distraction aussi bien pour les Rouennais que pour tous les Normands. C’est pourtant lors d’une balade « urbaine » que le futur écoquartier Flaubert nous a ouvert ses portes.


90 hectares de ZAC


Après avoir participé activement à la concertation relative au projet Flaubert, nous avons été invités à découvrir les 90 hectares qui serviront de substrat à celui-ci. 90 hectares aujourd’hui très hétérogènes : des friches, des bâtiments désaffectés, des bâtiments à réaffecter, d’autres en construction etc. Une chose est certaine : Flaubert est un quartier en devenir, un grand chantier qui devrait se terminer quand les bébés du confinement passeront leur baccalauréat. Et pour l’instant, ça sent le purin !


Alors non, ce quartier n’est prévu pour demain mais c’est en cours ! La métropole est en passe de récupérer l’ensemble des terrains disponibles sur la ZAC Flaubert (Zone d’Aménagement Concertée). Seules les voies de chemin de fer resteront propriété de la SNCF et seront maintenues (la Métropole ne désespère toutefois pas d’une réduction de leur nombre, à terme).


L’ambition est grande et se concentre autour de deux objectifs : ne pas répéter les erreurs du passé (Luciline NDLR) et penser aujourd’hui un projet adapté à la société de demain. Sur ce dernier point, l’ambition de la métropole est d’aller plus loin que les principes du développement durable et d’envisager une société résiliente où le partage n’est plus un concept mais une réalité.


« Faire société »


Dans nos villes, les espaces construits ont tendance à soustraire de plus en plus d’espace public : des jardins privatifs, des voies privées, chemins d’accès etc. Cette fermeture de l’espace entrave la circulation dans la ville (si ça vous intéresse l’une des références dans ce domaine est Jacques Donzelot). Dans le quartier Flaubert, la métropole mise alors sur le partage d’espaces : des chemins privés internes aux copropriétés mais ouverts au public en journée. L’objectif est d’assurer un accès suffisamment rapide aux transports en commun et éviter l’effet quartier sécurisé.


Ce partage d’espace ne concerne pas seulement les chemins mais aussi les potagers partagés par les résidents. Il est aussi question de réfléchir au partage de places (de parking). Le métropole, semble ainsi engagée dans une réflexion à ce sujet pour pouvoir envisager ici ou ailleurs le partage de places entre entreprises pour une utilisation diurne et les particuliers pour une utilisation nocturne. On espère que ce genre de dispositif pourrait être utilisé ailleurs dans la métropole d’ici là.


« Renaturer »


Le quartier Flaubert d’aujourd’hui contraste avec ce qu’il sera dans vingt ans. Sous ses airs de campagnes et d’odeur de purin (par endroits, des bio-tertres ont été installés pour dépolluer les sols) rien ne laisse penser qu’il accueillera 15.000 personnes en 2040.


On vous laisse admirer ce tapis jaune qui se marie parfaitement bien d’ailleurs avec l’arrière plan (vous reconnaîtrez le Panorama XXL encore ouvert pour quelques semaines).



Côté nature cette fois, les ambitions sont claires : jouer sur les hauteurs, ouvrir l’espace sur les arbres et arbustes, préserver le grand paysage, favoriser le végétal.


Bonne nouvelle pour les artistes, une scène en herbe semblerait être incluse dans le projet à proximité de la presqu’île Rollet.


Enfin, pour les bucoliques, le projet de canal bleu pourrait bien se terminer en méandres et on avoue que ça nous plairait bien !


Mais ça en est où ?


Vous avez probablement constaté qu’un bâtiment est sorti de terre à proximité du pont Flaubert et que des fondations sont actuellement réalisées par LinkCity le long de l’avenue Jean Rondeaux. Voilà en effet les premières réalisations qui finiront par s’intégrer dans le paysage du quartier Flaubert. L’une des prochaines étapes sera la construction de la ligne T5 qui devrait relier Mont Saint Aignan à la future gare Saint Sever prévue entre bientôt et d’ici 1 million d’années.


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