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  • Y’a quoi dans les bacs en cette rentrée ?

    C’est LA rentrée la plus chargée en nouveaux disques ! Ces trois dernières semaines, de nombreux artistes ont dévoilés leurs derniers albums, eh beh ! Un gros coup de claque pour certains! Hayley Williams – Ego Death at a Bachelorette Party Imaginez Hayley Williams en pleine soirée où tout le monde s’amuse sauf elle, parce qu’elle est occupée à disséquer ses traumas sur une nappe en papier. L’album, c’est ça : une psychanalyse mise en musique. Une sincérité désarmante, une variété sonore qui va du folk fragile au shoegaze vaporeux. Un album qui fait mal mais qui soigne comme arracher un pansement qui avait collé un peu trop longtemps. Chope ton disque par ici : Ed Sheeran – Play Ed a sorti sa boîte à Lego musicale : un peu de folk, une touche orientale, un soupçon de nostalgie, et bien sûr… la ballade qui passera en boucle à chaque mariage de 2026.Quand il ose sortir de sa « safe zone », ça respire (les influences indiennes, ça surprend agréablement). Un album à écouter dans le train, lors de longs trajets en voiture : pas trop exigeant, parfois touchant, parfois plat, mais toujours prêt à remplir un vide sonore. Chope ton disque par ici :   Not Enough Space – Weaponize Your Rage Le titre dit tout : c’est un mode d’emploi pour transformer tes nerfs en énergie brute. Imagine un manuel IKEA, mais écrit en capitales avec des guitares saturées en fond. Énergie, sincérité brute, parfait pour gueuler seul dans ta voiture. Si tu n’es pas en colère, l’album peut donner l’impression de boire trois Red Bull à la suite sans en avoir besoin. Pas un disque du dimanche matin, mais l’allié idéal pour défoncer tes murs intérieurs (ou extérieurs). Chope ton disque par ici :   Hot Mulligan – The Sound a Body Makes When It’s Still Le titre est déjà une punchline emo. On dirait presque le nom d’un poème de terminale littéraire. Hot Mulligan, c’est l’emo moderne : guitares nerveuses, voix à fleur de peau, refrains qui cognent la nostalgie. Ça frappe juste, ça mélange mélancolie et énergie. Parfois, ça ressemble un peu trop à… Hot Mulligan. Les fans adorent, mais les autres peuvent trouver que c’est tourner en rond.C’est le son d’un corps… mais aussi celui d’une génération qui n’a jamais vraiment guéri de ses années lycée. Chope ton disque par ici :   Three Days Grace – Alienation Trois décennies plus tard, ils sont toujours là. Alienation  sonne comme une lettre ouverte à l’ado en baggy de 2006 qui vit encore dans nos cœurs.Riffs efficaces, refrains catchy, du 3DG pur jus. L’album parfait pour replonger dans l’époque MySpace sans avoir à rouvrir ton vieux compte. Chope ton disque par ici :   Deftones – Private Music Deftones, c’est toujours cette alchimie entre lourdeur et sensualité. Avec Private Music , ils te chuchotent des cauchemars à l’oreille en même temps qu’ils t’écrasent sous des riffs massifs. Textures, atmosphères, la voix de Chino Moreno qui reste hypnotique. Du Deftones pur : privé, intime, mais toujours prêt à te secouer la cage thoracique. Chope ton disque par ici :   Twenty One Pilots – Breach Tyler et Josh reviennent avec leur potion magique : un peu de rap, un peu de pop, une dose de rock, et une pincée de schizophrénie musicale. Ils savent créer des hymnes qui restent dans la tête tout en ayant l’air sincères. Breach est une fissure dans leur discographie, plus rock, plus profond, bref la suite d’une aventure Clancy. Chope ton disque par ici :   Ten56 – IO Si tu aimes que la musique te mette des claques, IO  est là pour ça. Metalcore massif, breakdowns violents, screams qui te décollent les neurones. Intensité, efficacité, c’est brut, ça ne fait pas semblant. Si tu n’es pas dans le délire, ça peut juste ressembler à un orage permanent. L’album ne cherche pas à plaire à tout le monde, et c’est exactement pour ça qu’il est percutant. (Ouais on fait des rimes, nous sommes poètes vous savez…) Chope ton disque par ici :   Have Mercy – The Loneliest Place I’ve Ever Been Un titre pareil, c’est une invitation à pleurer dans ton oreiller. Have Mercy balance un emo/indie rock sincère, parfait pour les insomnies de fin septembre. Textes touchants, ambiance mélancolique, une honnêteté sans fard. Si tu n’es pas d’humeur, ça peut vite devenir plombant. Un album qui transforme ta chambre en cinéma intérieur mais avec une BO un peu trop triste. Chope ton disque par ici :   Blessthefall – Gallows Retour du metalcore dramatique, celui qui te donne envie de headbanger dans ton salon. Gallows  est un condensé de violence maîtrisée, avec le côté théâtral qu’on attend du groupe. Puissance, refrains épiques, breakdowns qui frappent fort. Comme un film d’action où tout explose toutes les 10 minutes. Chope ton disque par ici : Cette rentrée, chacun a choisi son terrain de jeu : •              Hayley Williams fait de la thérapie musicale, •              Ed Sheeran reste le roi du compromis pop, •              Les vétérans (Three Days Grace, Deftones, Blessthefall) montrent qu’ils savent encore faire parler la poudre, •              Les jeunes loups (Hot Mulligan, Ten56, Have Mercy, Not Enough Space) hurlent leurs tripes, •              Et Twenty One Pilots continuent d’écrire une fanfiction géante de leur propre carrière. Rédaction : Coline Lefèvre

  • Festival Lez’Arts à la Mare revient les 27 & 28 septembre 2025 à Claville

    Claville, prépare-toi : la mare va déborder ! Après un été de coups de scie, de coups de pinceau et de coups de folie, les bénévoles de l’association Lez’Arts à la Mare sont fin prêts à dérouler le tapis rouge (recyclé, bien sûr) pour la 5ème édition de leur festival. Rendez-vous samedi 27 et dimanche 28 septembre pour un week-end entier de spectacles, de concerts, d’expos et de rencontres, le tout dans une ambiance joyeuse, colorée et un brin déjantée.   Des spectacles qui décoiffent (et parfois brûlent un peu) Vous pensiez qu’un festival en Normandie se limitait à des bottes et des parapluies ? Erreur ! Ici, on trouve : •              La Compagnie LAM  avec Dancing Spirit , mélange aérien et burlesque où l’amour et l’addiction s’entremêlent dans un tourbillon acrobatique. •              Le grand orchestre du Kazi Classik (Compagnie Ernesto Barytoni) qui fait valser Mozart et Beethoven dans un chaos joyeusement loufoque. •              La Compagnie Circonvolution et son spectacle clowno-équilibriste improbable Hypo, Glisse et Mi . •              La Guinguette de Peggy  (Compagnie Bobazar), où une péniche imaginaire accoste pour transformer tout le public en danseurs complices (attention, Madison géant en vue). •              Caroduch  et son one-woman-show spatio-temporel : C’est pas l’temps qu’ça prend . •              Un lâcher de clowns  (oui, littéralement) avec les élèves de la MJC de Damville. •              Et pour finir la soirée du samedi en beauté : les Compagnons de La Noé  qui embrasent la nuit avec un spectacle de feu.     Des concerts pour tous les goûts (et pour user vos chaussures) Ici, on passe du groove au pogo, de la cumbia aux riffs de guitare : •              Sidi Wacho  (samedi 20h45) : fusion explosive entre rap français et cumbia chilienne, ça danse, ça chante et ça dénonce. •              TEDAAK  (samedi 22h50) : la claque tekno-punk queer qui ne mâche pas ses mots. •              Motema  (samedi 19h15) : une bouffée de soleil, entre funk, reggae et musiques africaines. •              Antropia  (samedi 18h) : rock français poétique et puissant. •              Jarl  (samedi 16h) : vainqueur du Tremplin, un post-folk habité et spirituel. •              Agogô Percussions  : la batucada rouennaise qui mettra le feu dès le samedi après-midi. •              La Charcuterie Musicale  : blind-test géant, ambiance garantie (on buzze, on chante, on se déguise). •              Et le dimanche, place à des voyages plus doux : jazz revisité par le quartet Franck & Juliette , musiques du monde avec le trio DéSaGao , sans oublier des petites surprises au détour des rues et des scènes.   Littérature, expo & marché : la culture dans tous ses états Parce que l’art, ce n’est pas que sur scène, le festival propose aussi : •              Une expo d’artistes locaux (peinture, photo, collage, vitraux, céramique…). •              Un marché artisanal et associatif où se croisent brasseurs, créateurs, apiculteurs et militants engagés. •              Et grande nouveauté 2025 : un salon littéraire en partenariat avec la librairie Bouillon de lecture (Conches). L’invité d’honneur ? Michel Bussi, qui sera présent toute la journée du dimanche pour rencontrer ses lecteurs. Il sera entouré de 6 autres autrices et auteurs, pour papoter, dédicacer et partager autour des mots.   Pour les grands enfants (et les petits, et les moyens), il y aura aussi : •              Des ateliers cirque, des jeux en bois, et même une course déjantée à vélo organisée le dimanche matin pour bien se réveiller. •              Des coins pour chiller, se restaurer, trinquer et refaire le monde.    Un festival participatif et solidaire Lez’Arts à la Mare, ce n’est pas juste un programme de ouf, c’est aussi un projet citoyen : •              L’entrée se fait sur participation libre et solidaire : chacun donne ce qu’il peut. •              Tout est pensé dans un esprit d’éco-citoyenneté et de partage. •              Le festival vit grâce à ses bénévoles : 110 en 2024, et il en faudra encore plus cette année ! Les motivé·es peuvent s’inscrire ici 👉  https://forms.gle/FFki49S9pMPfskF88    Infos pratiques •               Samedi 27 & dimanche 28 septembre 2025 •               Place Bance, Claville (27) •               Participation solidaire à l’entrée •               06.51.72.57.23 – lezartsalamare@gmail.com •                https://lezartsalamare.weebly.com   Rédaction : Coline Lefèvre

  • Elles SONt : Rouen fête les femmes dans la musique !

    Dans le cadre des Journées du Matrimoine 2025, l’association M.E.U.F Rouen lance un programme inédit baptisé « Elles SONt » : deux rendez-vous festifs et inspirants pour mettre à l’honneur les musiciennes et leur créativité. Conférence – Les femmes musiciennes sont-elles vraiment dangereuses ? On connaît les sirènes d’Ulysse, mais que sait-on vraiment des femmes qui ont marqué l’histoire de la musique ? Trop souvent effacées ou stigmatisées, elles ont pourtant créé, innové et inspiré à toutes les époques. Avec humour et passion, Annie Coste revisite cette histoire méconnue à travers son livre Les femmes musiciennes sont dangereuses (Éditions Flammarion, 2023), dans une conférence vivante mêlant sons et images. Soirée électro – LaPhilantrope + reine99 Place à la fête avec une soirée gratuite et ouverte à toutes et tous au 106, le samedi 20 septembre 2025 à 19h. LaPhilantrope : un univers hybride, entre techno, cultures queer et punk, pour une poésie à la fois brute et délicate. reine99 : une énergie électro qui flirte avec le hip-hop industriel et le jersey club. Entre prods maison, voix live et mix incisif, son set promet d’être explosif ! Pourquoi « Elles SONt » ? Parce que les musiciennes ne sont pas dangereuses… mais bel et bien essentielles ! Avec ces rendez-vous, M.E.U.F Rouen veut célébrer le matrimoine musical, inspirer les générations futures et faire vibrer Rouen au rythme des créations féminines. Deux dates à ne pas manquer pour découvrir, réfléchir et surtout profiter de la musique autrement ! Le concert : https://le106.com/agenda/laphilantrope-reine99 La conférence : https://le106.com/agenda/les-femmes-musiciennes-sont-elles-vraiment-dangereuses

  • ASTONVILLA en concert le jeudi 18 Septembre au Trianon transatlantique de Sotteville-lès-rouen

    Avant son concert au Trianon Transatlantique le jeudi 18 septembre, Fred Franchitti du groupe Astonvilla a accordé une interview à Fabien Pastor. Fabien :  Tu te souviens de tes tout premiers pas dans la musique ? Fred (Astonvilla) :  Oui, j’avais 12–13 ans. Mon frère jouait du piano depuis deux ans déjà, et moi je suis arrivé là-dessus. En parallèle, lui voulait vraiment être dans le cinéma. Finalement, aujourd’hui, il fait de la photo et de la vidéo, donc quelque part il a réussi à rejoindre cet univers, en tout cas l’audiovisuel. Et ce qui m’a donné envie de faire de la musique, soyons sincères, c’est aussi les films. À 13–14 ans, c’est ça qui m’a marqué. C’est la vraie raison de pourquoi j’ai commencé. Fabien :  Dans tes textes, on sent beaucoup la passion de la littérature. Quel rôle joue-t-elle pour toi ? Fred :  La littérature est une compagne indispensable. C’est une manière de m’exprimer, de garder un équilibre mental, parce que c’est précieux et ça aide à dire ce qu’on ressent. Ça libère. Ça permet de mettre des mots sur des problèmes ou des émotions que je n’arrivais pas à capter autrement. Et soyons honnêtes : on n’a pas toujours les armes pour ça. Fabien :  Tu parles souvent d’indépendance, de labels. Tu as créé ton propre label, c’était quelque chose qui te tenait à cœur. Comment tu vois ça aujourd’hui ? Fred :  J’ai eu la chance d’avoir un contact qui m’a permis de lancer ce label. Pour moi, les valeurs, c’est vraiment “à l’ancienne” : jouer des concerts, faire des tremplins, chercher des open mics… garder ce côté artisanal qui fait découvrir des artistes. Aujourd’hui, je suis fier de ce qu’on a construit. On est une douzaine, une vraie équipe soudée. On a commencé à La Rochelle, totalement indé, et maintenant on va même avoir des bureaux à Paris. C’est une étape importante. Bien sûr, convaincre des groupes n’est pas simple : beaucoup veulent être indépendants et tout faire eux-mêmes. Mais je veux garder cette essence-là, ce côté artisanal. Fabien :  Et la technologie ? La MAO, l’IA… tu les vois comment ? Fred :  La MAO, c’est un grand sujet. Ça ne fait pas spécialement peur, mais tu te demandes où ça va aller. Je pense que ça va se tasser, qu’on reviendra à quelque chose de plus équilibré. La MAO, c’est déjà très bien, il y a énormément à faire avec ça avant même de parler d’IA. On peut faire beaucoup aujourd’hui sans passer par l’IA. Après oui, l’IA existe, on peut en faire quelque chose… mais ce n’est pas du tout dans ma manière de voir la musique. Ça ne m’attire pas. Fabien :  Il y a eu aussi une parenthèse restauration : tu as ouvert un restaurant à Marseille en 2021, en pleine période Covid. Comment tu l’as vécue ? Fred :  Oui, j’aimais vraiment la cuisine et j’avais envie de tenter. Mais c’était trop physique pour moi. J’ai quand même eu la chance de progresser, de passer de commis à cuisinier, de vivre ça à fond. Mais ça restera dans un cadre familial, pour les copains. Ça restera une deuxième passion, pas plus. Fabien :  Parmi tes rencontres, laquelle t’a le plus marqué ? Fred :  Alain Bashung, sans hésiter. Je l’ai rencontré deux fois. C’était un homme formidable, d’une classe incroyable. Il m’inspire encore aujourd’hui. C’est la rencontre de ma vie artistique. Fabien :  Et parmi les artistes actuels, qu’est-ce qui t’a marqué récemment ? Fred :  Le groupe de métal L’Imparfait, avec une chanteuse incroyable. Elle m’a bouleversé, surprise, vraiment impressionnante. Je pense que ce groupe va marquer son époque. Il y a aussi Ecca Vandal , un groupe australien avec une chanteuse tout aussi impressionnante. J’aime aussi Fontaines D.C., Idles… et récemment, j’ai vu Arthur Teboul de Feu! Chatterton dans une version pianiste, où il reprend Radiohead en français. Ça m’a mis une claque. Fabien :  Est-ce que tu as un souvenir de scène particulière qui te reste gravé ? Fred :  L’Élysée Montmartre. C’était une scène mythique, une ambiance incroyable. J’étais emporté par le moment, et pour moi, c’est un des plus beaux concerts que j’ai vécus. Il devait se jouer en semaine, mais j’ai insisté pour qu’il ait lieu le week-end. Et ça a changé la donne : le public était là, disponible, prêt à vivre ce moment. On a vraiment partagé quelque chose d’intense. Pour moi, c’était une expérience totale, à la fois musicale et humaine. Fabien :  Et ta vision du live aujourd’hui ? Qu’est-ce que tu as envie de proposer, notamment pour les prochains concerts, comme à Rouen le 18 septembre au Trianon Transatlantique ? Fred :  J’adore l’intimité d’un live acoustique, être proche du public, c’est quelque chose que j’aime beaucoup. Mais j’aime aussi quand ça bourrine, quand c’est plus violent. Du coup, ce qu’on prépare, c’est une première partie acoustique, plus intime, suivie d’une deuxième partie beaucoup plus rock ! Retrouvez Astonvilla au Trianon transatlantique le 18 septembre. Retrouvez la billetterie ici . Retrouvez le programme du trianon

  • Se déplacer à Rouen pour les petits trajets : le guide malin

    Entre un concert au 106, une répétition rive gauche ou un passage rapide par un disquaire du centre-ville, les rouennais amateurs de musique ont toujours un trajet à faire. Bonne nouvelle : se déplacer à Rouen pour de petits trajets n’a jamais été aussi simple, grâce à la diversité des modes de transport disponibles. Bus, vélo, voiture, marche à pied ou encore covoiturage : voici un tour d’horizon des solution pratiques pour bouger sans fausse note. Le réseau Astuce : bus et tramway pour tous Le réseau Astuce est le chef d’orchestre de la mobilité à Rouen. Ses bus, trams et TEOR sillonnent la métropole et permettent de rejoindre facilement tous les quartiers. Que vous alliez à la Halle aux Toiles, au Zénith ou sur les quais, c’est un choix fiable et économique. Le vrai bonus ? Depuis 2021, les moins de 18 ans voyagent gratuitement. Idéal pour les jeunes qui veulent rejoindre une répétition ou un festival sans exploser leur budget. Pour les adultes, les abonnements mensuels ou annuels restent accessibles et évitent les tracas liés au stationnement. En clair, pour se déplacer à Rouen sans stress et sans voiture, Astuce est une valeur sûre. La voiture : utile pour les petits rouleurs Bien sûr, la voiture reste une option pour ceux qui doivent transporter du matériel de musique, comme une batterie ou un ampli. Mais à Rouen, la circulation peut être dense et le stationnement coûteux. De plus, la Zone à Faibles Émissions (ZFE) limite l’accès aux véhicules les plus polluants. Heureusement, pour les petits rouleurs, certaines assurance auto  proposent des formules adaptées, l'  assurance petit rouleur . Vous ne payez que pour l’usage réel de votre véhicule. Une bonne solution si vous n’utilisez votre voiture qu’occasionnellement, par exemple pour transporter du matériel lors d’un concert. Le vélo et Lovelo : la solution rapide et stylée Rouen a multiplié les pistes cyclables, facilitant la vie des cyclistes urbains. Que ce soit pour aller en centre-ville, rejoindre une salle de concert rive gauche ou simplement profiter des quais, le vélo est devenu un moyen de transport rapide et agréable. La Métropole propose aussi Lovelo, son service de vélos en libre-service. Pratique pour les trajets courts et sans engagement, il permet d’éviter les bouchons tout en ajoutant une touche écologique à vos déplacements. Et avouons-le : arriver à une répétition en vélo avec une guitare sur le dos a quand même une sacrée allure. Le covoiturage : convivial et économique Pour se déplacer à Rouen, le covoiturage est une option conviviale et économique. C’est particulièrement intéressant pour les trajets en périphérie, quand les transports en commun sont moins fréquents. Partager un trajet pour aller à un concert ou rentrer d’un festival, c’est non seulement réduire ses frais, mais aussi prolonger l’expérience musicale en discutant avec d’autres passionnés. Plusieurs plateformes locales et applications facilitent l’organisation de covoiturages, même pour de petites distances. La marche à pied : redécouvrir la ville autrement Enfin, il ne faut pas oublier l’option la plus simple : marcher. Rouen est une ville à taille humaine, et la plupart des trajets peuvent se faire à pied. Traverser la place du Vieux-Marché, descendre les quais ou grimper jusqu’à Saint-Maclou, c’est aussi une manière de profiter de l’ambiance musicale et culturelle de la ville. Pour les amateurs de musique, marcher c’est aussi l’occasion de tomber sur un groupe de rue, un concert improvisé ou un bar qui diffuse du bon son. Se déplacer à Rouen pour de petits trajets n’a rien de compliqué. Les transports en commun sont efficaces et gratuits pour les jeunes, la voiture reste utile ponctuellement (avec des assurances adaptées), le vélo et Lovelo offrent rapidité et liberté, le covoiturage apporte convivialité et économies, et la marche à pied redonne tout son charme à la ville.

  • Un rassemblement de motos au cœur de l’Eure. Le Rasso’Mob revient pour sa 6eme édition à Chambray du 13 au 14 septembre 2025

    Depuis 2019, les fans de mobylettes se retrouvent sur le terrain multisport de la commune de Chambray dans l’Eure. Les dates : du 13 au 14 septembre 2025   Plus qu’un rassemblement de mob Les 13 et 14 septembre seront deux journées chargées. Au programme : -          Les puces spéciales mobylettes Le 14 septembre de 7 heures à 17 heures. Vous y trouverez de tout pour votre mob ou une entière. -          Des animations variées -          Une Tombola -          Une exposition   Une balade en coup d’envoi Depuis 6 ans, le festival s’ouvre sur une longue virée de 50 kilomètres à travers la vallée euroise. En espérant que la pluie se cache pendant ce grand rassemblement plein d’ambiance et le moment de faire vrombir son moteur L’accueil se fait à partir de 8h30 sur le terrain multisports de Chambray. Tu n’as pas de mob, pas de problème. Seine Eure Solex loue des solex à tous ceux qui souhaitent participer, même pour les novices qui seront briefés.   Le Défi Run 2025 À vos deux roues ! Faites chauffer le moteur. Vous avez 100 mètres de lignes droites et un chronomètre ! Que vous ayez une mob d’origine ou kitée, et autant de mob que vous voulez. Des lots attendent les plus rapides. Inscription sur place    On danse et on vibre au Rasso’Mob Trois groupes pour une super soirée et un DJ set pour continuer à danser est prévu ente chaque groupe.   -          LMANOU & FRIENDS (Samedi) Un groupe de reggae Roots aux influences soul, rock, … -          TONTON’S FRIENDS (Samedi) De la musique afro-blues, mélangeant le Mali et la Normandie. -          TARMAC RODEO (Samedi) Un groupe qui mélange rock et punk qui propose un show théâtral et musical.   -          MATT LE ZICOS (le samedi midi) Avec sa guitare et sa mobylette, Matt offre un concert convivial   -          UNCLE JACK (dimanche après-midi) C’est un mélange de rock et de blues porté par un groupe de quatre hommes    Infos pratiques : Comment manger ? Où dormir ? Comment venir ? Pour manger : De nombreux food trucks différents seront présents pour rassasiez vos estomacs. Des pizzas généreuses, du poulet et des planches proposées par les organisateurs. Des produits locaux seront présents sur place, des légumes frais, des saucisses d’une boucherie de Clef Vallée d’Eure, des sandwichs de la boulangerie d’Autheuil-Authouillet et un brasseur.   Pour dormir : Une aire de camping est mise à disposition. Tentes ou camping-car c’est à votre préférence.   Pour venir : Rasso’Mob est enregistré sur Waze et Google Map. Chambray (27120) se situe à 1 heure de Paris, 20 minutes de Vernon et 50 minutes de Rouen.

  • Rock in the Barn : 12 & 13 septembre viens salir tes bottes dans un champ de décibels.

    Le festival normand le plus cool de la rentrée remet le son à au Vernonnet pour deux jours de live, de sueur et de guitares pas toujours bien coiffées. Et crois-nous, tu vas vouloir y être. À l’affiche cette année : Molto Morbidi • Geagea • Treaks • Pillow Queen • J Bernardt• Lumer • Gurriers • Camion Bip Bip • Méchant Téton Lola Sauvageot • Sarah Maison • Camp Claude • Eat Girls • Kids Return • Arthur Satan • We Hate You Please Die • Poltergeist • Michel Hubert • Barney x Rude Boy bien à ton tote bag qu'à ta playlist de l’été. Du rock, de la pop, du psyché, du bruit qui fait du bien — bref, du bon. Et devine quoi ? TST Radio te fait gagner 2 places. Pas besoin de liker, partager, taguer ton chien ou réciter l’alphabet en morse. On veut juste un truc : Une photo de ton tout premier concert. Le vrai. Le flou. Le gênant peut-être. Celui où t’étais trop jeune, trop ému·e, trop stylé·e (ou pas assez). Que ce soit un stade géant ou un gymnase municipal, on prend tout. Tu nous l’envoies. On la regarde. On pleure (ou on rigole). Et tu gagnes peut-être deux pass pour Rock in the Barn. Règlement maison : une photo par personne, à envoyer à l'adresse mail journaliste.tstradio@gmail.com . Résultat annoncé très bientôt. Pas de triche, pas d’IA, que du vécu. Rock in the Barn, c'est la rentrée qu'on mérite Et cette année, c’est peut-être pour toi. Ou pour ta photo de Tokio Hotel en 2007. On ne juge pas. Rédaction : Coline Lefèvre

  • Galettes saucisses et moules frites. On the road again à Saint-Malo

    La 33e édition de La Route du Rock estivale se déroule du 13 au 16 août prochain entre Saint-Malo et le Fort Saint-Père. Un must de l’été et une édition charnière pour un festival à l’identité forte.   Photo : Patrick Auffret // Pulp La Route du Rock, c’est toute l’histoire de la pop indé résumée en 33 morceaux de bravoure. Beaucoup de grands noms de la culture pop française, anglo-saxonne et américaine, mais pas que, ont ainsi déjà foulé la ou les scènes implantées dans le Fort-Saint-Père, à Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine, sur la route de Saint-Malo. Ici, des concerts mythiques ont eu lieu (The Cure, Blonde Redhead, Garbage, Blur, Nick Cave, Placebo, PJ Harvey…) et les artistes en devenir se pressent chaque année pour tenter leur chance et tenter de séduire un public exigeant nourri aux Black Sessions de Bernard Lenoir et par, selon les années, les magazines les plus branchés du moment, souvent Magic ou Les Inrockuptibles.   L’époque a changé Alors que Matthieu Pigasse, le milliardaire déjà impliqué dans le développement de Rock en Seine et de We love green à Paris, vient d’officialiser une sorte de prise de pouvoir du festival à travers son groupe média Combat, l’édition 2025 du festival apparaît forcément comme charnière. D’abord parce que l’époque a changé. Les boomers sont désormais pour certains grands-parents et la musique de leur adolescence a bien du mal à rester branchée face à la déferlante rap du moment. Reste la nostalgie et dans ce registre, la Route du Rock est fortiche. Ce festival, fidèle à ses origines, ne propose guère de rap mais a contrario, une sélection toujours plus pointue d’artistes singuliers, de la pop bien sûr mais aussi de l’électro ou encore de la techno.   La Femme de retour   En 2016, La Femme avait avec Clémence fait souffler un vent de fraîcheur sur la Route du Rock. Cette année, le public malouin retrouvera La Femme (jeudi 14 août). Le groupe de Marlon et Sacha présentera son nouveau show soutenu par un nouvel album tout en anglais, Rock Machine. Espérons que les vieux titres ne seront pas oubliés par ces habitués des lieux ! Le même soir, l’after show de Lustsickpuppy s’annonce tardif (4h30 du matin) mais torride …) On ne dort jamais à La Route du Rock, surtout pas au camping !   Come on Pulp Photo: Patrick Auffret // Pulp le groupe de Jarvis Cocker, ici à Barcelone en 2011, porte haut l’étendard de la brit-pop. L’artiste le plus singulier de l’année reste Jarvis Cooker (vendredi 15 août). Le créateur du méga-tube de la brit-pop « Common people », le morceau phare de toute une génération, viendra jouer ses plus grands succès mais aussi, on l’espère, quelques extraits de « This is hardcore », le meilleur album du combo. Rien que pour ça, venir passer son week-end du 15 août du côté de Saint-Malo vaut le déplacement. Autre grand moment en perspective, la prestation de Kraftwerk (samedi 16 août). Le  groupe de musique électronique allemand originaire de Düsseldorf a fait sensation à Rock en Seine il y a trois ans avec un spectacle en 3D et un répertoire tourné vers des morceaux devenus intemporels tellement ils sont ancrés dans l’imaginaire collectif. On pense évidemment à Radio-Activity et autres Computer world. Dernière tête d’affiche assumée, Dominique A sera présent pour l’ouverture le mercredi dans la salle La nouvelle vague pour un spectacle annoncé très électro et fera même le DJ sur la plage. Dominique A, ici à Barcelone, présentera un set électro pour l’ouverture du festival et fera le DJ sur la plage. Nombreux goodies Derrière ces têtes d’affiches, une flopée de bons groupes à découvrir sur la plage (l’accès se fait grâce à une navette et permet de se déplacer malin) ou dans l’enceinte du fort. Une conférence, en accès libre, de Christophe Brault consacrée cette année au rock féminin aura lieu en centre-ville, à proximité des plages, de nombreux goodies à récupérer au fil de sa déambulation à travers les remparts et sans doute des découvertes, des coups de cœur à foison et plein d’autres choses encore. À chacun de faire ses choix, de regarder, de défricher, d’écouter, de choisir et pour ceux qui préfèrent la bamboche et rien que la bamboche, de participer à la désormais traditionnelle chenille, le 15 août après le concert de Pulp, soit à 1 heure du matin. Chacun son truc, mais ce sera aussi le bon moment pour quitter le site en esquivant non pas les gendarmes, mais les embouteillages.   Site internet (infos/ billetterie) : Facebook : Instagram :   Rédaction : Patrick Auffret

  • Olivia Rodrigo a enflammé la 7ᵉ édition du #LollaParis

    La chanteuse californienne Olivia Rodrigo a enflammé la première journée du Lollapalooza avec une déferlante de tubes et un show captivant. Cette année, le LollaParis a commencé par le meilleur ! Entre têtes d’affiche internationales et scène française rayonnante, la 7ᵉ édition du #LollaParis a conquis des festivaliers venus du monde entier pour participer à ce rendez-vous chic et choc unique en son genre. Savant mélange entre icônes internationales (Olivia Rodrigo, The Last Dinner Party, Justin Timberlake, …) et des figures françaises stars des boîtes de nuit (David Guetta, Thym…), la déclinaison parisienne du festival itinérant fondé par Perry Farrell, le chanteur de Jane’s Addiction, est toujours aussi novatrice. Parfaitement identifiée par sa réplique de la Tour Eiffel, ce rendez-vous unique propose un large éventail musical sur une même affiche. Pour rappel, le festival Lollapalooza, fondé à Chicago en 1991, a été le premier à se délocaliser, le premier à se dérouler sur plusieurs jours, le premier à introduire une deuxième scène, le premier à mêler art et activisme, le premier à compenser ses émissions de carbone, le premier à mettre des artistes de musique électronique sur la scène principale, le premier à créer une programmation adaptée aux familles, le premier à s'installer dans un centre urbain et le premier à s'étendre à l'échelle internationale. Au fil des années, le Lollapalooza est devenu un festival annuel mondialement connu et s’est étendu en Amérique du Sud Chili, l'Argentine, le Brésil mais aussi dans plusieurs capitales européennes et même en Inde ! Il est également devenu l’une des premières destinations musicales pour les amateurs de musique aux États-Unis et à l'étranger. Implanté en France dès 2017 avec l’aide de LiveNation, déjà sur l’hippodrome de Longchamp, le Lollapalooza reste, au cœur de l’été parisien, un rendez-vous musical et culturel majeur. Il a cette année comptabilisé 160 000 entrées en trois jours, contre 170 000 il y a deux ans. Un beau chiffre quand vu la conjoncture actuelle !

  • Rouen accueillera à nouveau le Grand Départ de la Solitaire du Figaro Paprec en 2025

    Pour la seconde année consécutive, Rouen  s’imposera comme un point d’ancrage majeur du calendrier nautique international. La ville normande accueillera le grand départ de la 56e édition de la Solitaire du Figaro Paprec , du 30 août au 5 septembre 2025 , sur les quais rive droite . Cette prestigieuse course à la voile, qui attire chaque année l’élite des skippers, verra entre 35 et 40 voiliers monocoques  s’amarrer sur les bords de Seine. Un ballet maritime attendu par les passionnés de voile comme par le grand public, curieux de (re)découvrir ce spectacle rare à Rouen. L’événement, déjà couronné de succès en 2024, avait laissé une forte impression tant auprès des organisateurs que des Rouennais. Ces derniers s’étaient déplacés en nombre pour admirer les bateaux et participer aux festivités. Tom Dolan , vainqueur de l’édition précédente, avait marqué les esprits par sa performance, et de nombreux skippers espèrent désormais inscrire leur nom à son tour. Une promesse tenue, une ferveur renouvelée Dès l’an dernier, les organisateurs n’avaient pas caché leur enthousiasme pour la capitale normande. « Nous avons eu des discussions transparentes avec la mairie, et ça ne fait aucun doute que nous reviendrons pour les prochaines éditions. Nous avons ressenti la ferveur maritime des Rouennais », déclaraient-ils. Parole tenue , donc, avec ce nouveau rendez-vous en 2025. Pour Nicolas Mayer-Rossignol , maire de Rouen et président de la Métropole Rouen Normandie, cette reconduction est une évidence : « Une fois de plus, c’est le fleuve, notre lieu et notre lien, qui promet de rassembler les Rouennaises, les Rouennais, et les visiteurs autour d’une grande fête populaire. » Un village ouvert à tous et un dernier moment avant le départ Au-delà de la course, la Solitaire du Figaro Paprec à Rouen  se vit aussi sur les quais. Un village  sera installé durant toute la semaine, du samedi 30 août au vendredi 5 septembre, proposant animations, rencontres avec les skippers, activités nautiques et stands dédiés à la mer et à l’univers de la voile. Le moment fort de cette semaine festive aura lieu vendredi 5 septembre, vers 13h30 , lorsque les voiliers quitteront la ville en direction du Havre. Ce sera là que la course prendra officiellement son envol, le 7 septembre , au départ de la cité portuaire normande. À la fin de l’été, le public rouennais aura de nouveau l’occasion d’être au plus près de la voile de haut niveau. Un spectacle rare, à ne pas manquer.

  • Spotify : intelligence artificielle et faux groupes

    Alors que la musique générée par intelligence artificielle (IA) s’installe dans nos habitudes d’écoute, une question brûlante agite le monde du streaming : Spotify laisse-t-il volontairement prospérer des morceaux créés artificiellement, sans les identifier comme tels ? Le cas du groupe fictif The Velvet Sundown remet la question au centre des débats. The Velvet Sundown : un groupe vintage... totalement artificiel Début juillet 2025, ce mystérieux groupe de rock psychédélique a fait sensation sur la plateforme. Propulsé par les algorithmes de Spotify, il a intégré plusieurs playlists populaires, cumulant plus d’un million d’auditeurs mensuels en quelques jours. Deux albums au son vintage, une esthétique soignée rappelant les années 70… Tout semblait authentique. Jusqu’à ce que la supercherie soit révélée : The Velvet Sundown est un projet musical généré par l’IA, soutenu par une direction artistique humaine. Les pochettes d’albums et visuels promotionnels avaient été créés via des outils de génération d’images artificielles. Une révélation qui a interpellé autant les amateurs de rock indépendant que les professionnels du secteur musical. Spotify et l’IA : une stratégie floue ? Ce n’est pas la première fois que Spotify est accusé de laisser circuler du contenu généré par l’IA. En 2022 déjà, le quotidien suédois Dagens Nyheter identifiait plus de 800 faux artistes dont les morceaux trônaient dans des playlists très écoutées. Plus récemment, une enquête de 404 Media a révélé que des titres synthétiques avaient même été associés à des pages officielles d’artistes décédés, comme Blaze Foley, sans autorisation des ayants droit. Ces contenus artificiels ne sont pas toujours identifiés comme tels, et apparaissent dans les recommandations de nombreux utilisateurs sans qu’ils le sachent. Une situation que certains dénoncent comme étant trompeuse, surtout lorsque l’on sait que ces morceaux sont parfois insérés dans des playlists Spotify, au détriment d’artistes indépendants bien réels. Des "faux artistes" pour remplir les playlists Dans son ouvrage Mood Machine, la journaliste américaine Liz Pelly évoque l’existence d’un programme interne baptisé Perfect Fit Content, dont la mission serait de fournir à la plateforme des "contenus parfaitement adaptés". Autrement dit, de la musique d’ambiance générée à bas coût, souvent créée par des artistes fantômes ou des outils d’intelligence artificielle, destinée à remplir silencieusement les playlists les plus streamées. Selon Liz Pelly, un ancien employé de Spotify aurait confirmé que certains dirigeants partaient du principe que l’utilisateur moyen ne ferait pas la différence entre un artiste réel et un titre généré par l’IA. Spotify a bien sûr démenti officiellement ces accusations, mais le doute persiste. Un enjeu éthique et économique L’arrivée massive de morceaux générés par l’IA sur Spotify bouleverse non seulement la perception de l’authenticité artistique, mais soulève aussi des questions économiques. Ces titres artificiels, parfois créés en interne ou via des sous-traitants, ne nécessitent pas de droits d’auteur traditionnels. Une stratégie qui pourrait réduire les coûts pour la plateforme, mais aussi affaiblir la rémunération des vrais artistes déjà malmenés par les modèles de répartition du streaming. À l’heure où l’intelligence artificielle bouleverse tous les secteurs créatifs, Spotify semble jouer un jeu d’équilibriste entre innovation technologique et responsabilités éthiques. Pour les auditeurs, difficile de savoir si ce qu’ils écoutent est le fruit d’un musicien passionné ou d’un algorithme bien entraîné.

  • Hayley Williams – Mirtazapine : une confession intime sur fond de guitare brumeuse

    Hayley Williams – Mirtazapine Sans prévenir, Hayley Williams revient là où on ne l’attendait pas tout à fait, avec Mirtazapine, une chanson inédite diffusée pour la première fois le 23 juillet 2025 sur la radio indépendante WNXP de Nashville. Un geste discret, presque confidentiel, mais d’une grande puissance émotionnelle. Une atmosphère feutrée et chargée Mirtazapine, c’est une chanson qui ne cherche pas à impressionner. Elle avance lentement, posée, dans une ambiance douce et un peu floue : guitares flottantes, basse vibrante, batterie discrète… le tout sert une voix contenue, mais habitée. On n’est pas dans l’excès, ni dans la démonstration. Hayley chante comme on écrit une lettre qu’on ne sait pas si on va envoyer. Et c’est précisément ce qui touche. C’est une chanson qui parle d’un médicament — la Mirtazapine, un antidépresseur — mais qui surtout, parle de la relation complexe que l’on entretient avec ce qui nous maintient à flot : les soins, les aides invisibles, les routines fragiles. “You make me eat, you make me sleep / You let me dream.” Ce n’est pas un hymne, ni une plainte. Plutôt un constat lucide, un peu doux-amer, sur l’équilibre instable entre malêtre et réconfort. Une chanson qui ne dramatise pas la dépression, mais qui la regarde en face, avec tendresse. Une sortie sobre, un geste fort Ce morceau n’est pour l’instant pas disponible en streaming. Il n’existe qu’à travers sa diffusion unique sur une station locale, comme une bouteille lancée à la mer ou plutôt, une enveloppe laissée dans une boîte aux lettres sans nom. Certains y voient un acte artistique, d’autres un geste de soutien à WNXP, qui fait face à des réductions budgétaires. Hayley, qui vit à Nashville, n’en a pas fait la promotion. Elle a laissé parler la musique, simplement. En parallèle, elle reste très active : collaboration avec Turnstile (Seein’ Stars), duo avec Moses Sumney (I Like It I Like It), et retour annoncé avec Paramore… Mais ici, c’est la voix d’une femme seule qu’on entend. Une voix calme, fragile, qui parle bas et qu’on a envie d’écouter fort Coline Lefevre

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