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  • Coline Lefevre

Kurt Cobain, 30 ans après sa mort, il captive toujours autant

Le 5 avril 1994 s’éteignait une légende du rock, le grand Kurt Cobain, leader et créateur du groupe Nirvana. Au-delà de ses mélodies grunges, l’artiste était un visionnaire.




Comme Hendrix, Jones, Joplin, Morrison, Cobain a gravé son nom dans le club des 27. Il y a 30 ans, le 5 avril 1994, le leader de Nirvana était retrouvé mort dans sa maison à Seattle. Suicide, crime, vengeance ? Toutes les théories continuent de faire le tour du monde. Cobain, en plus d’être un musicien incroyable était un visionnaire, féministe, humaniste, défenseur de la cause LGBTQ+… Bref un mec en avance sur son temps.

 

Le rock, les jeunes ne l’écoutent plus (même si j’ai moins de 30 ans). Les exceptions devenaient déjà rares dans les années 80s. Mais un dieu du rock a tout fait basculer. Kurt Cobain et son grunge. Même aujourd’hui, tout le monde (j’espère) connaît Nirvana. Peut-être pas toute la discographie mais tout le monde ou presque a déjà entendu Smells Like Teen Spirit.


Un féministe du 20ème siècle aux accents d’une nouvelle décennie

Pas besoin d’écrire un pavé pour dire que la cause des femmes était encore au plus bas dans les années 90. Grossophobie, peu de nanas au pouvoir, ménagères, rabaissement quotidien… Bref le sexisme ordinaire était une sacrée norme il y a 30 ans. Et pourtant, peu d’artistes se revendiquaient féministes, enfin chez les mecs surtout. Dans quelques pensées de Cobain, une liste laissée dans un journal pour fonder son groupe Nirvana, nagent plusieurs phrases en avance sur le temps : « Puissent les femmes gouverner le monde » ; « J’aime savoir que les femmes sont généralement supérieures aux hommes et moins violentes qu’eux » ; « Il est presque impossible de déprogrammer l’oppresseur mâle, en particulier lorsqu’’il a été biberonné au sexisme de génération en génération. » Kurt avait tout compris, depuis le début. Même dans un bain de coke et d’héroïne, l’artiste obsédé par la musique, rejetait la culture de masse et pourtant était le porte-drapeau de la lutte contre le viol (on le remarquera assez rapidement avec Rape-me, qui contrairement au bad buzz rencontré était un paradoxe ou encore Polly qui raconte l’histoire vraie d’une jeune américaine de 14 ans, enlevée, violée et torturée en 1987 par un homme qui prétendait la raccompagner chez elle après un concert punk. Le véritable prénom de la jeune fille n’est pas Polly, et il pourrait s’agir d’une amie du chanteur, avec qui elle a six ans d’écart) de la lutte contre les armes ou encore la cause homosexuelle (LGBTQ+). Dans une interview de 1993 avec le magazine Rolling Stone, Cobain a déclaré : « Je me considère comme féministe. Ça m'embarrasse vraiment de voir des hommes réagir d'une manière hostile envers des femmes juste parce qu'ils sont attirés par elles.»





Santé mentale et luttes sociales

Au-delà de la musique, Cobain était également un artiste visuel talentueux. Il était impliqué dans la création des pochettes d'albums de Nirvana et dans d'autres aspects visuels de leur image, ce qui a contribué à façonner leur identité artistique distincte. Car Cobain était fasciné par le corps humain. Dans ses paroles de chansons et dans d'autres formes de création artistique, Cobain a parfois abordé des sujets liés au corps humain, tels que la douleur, la maladie mentale et la fragilité physique. Sa propre santé mentale et ses luttes personnelles ont été documentées, et certaines de ses chansons reflètent ces expériences. Notamment avec « Lithium » issue de leur album "Nevermind" sorti en 1991. Dans cette chanson, Cobain explore ses propres luttes avec la dépression et la bipolarité, utilisant la métaphore du lithium, un médicament souvent prescrit pour traiter les troubles bipolaires, pour exprimer ses sentiments. Car, causer de santé mentale dans les années 90, c’est un peu comme parler d’intelligence artificielle : inexistante, inutile et terrifiant. Mais Cobain était là pour parler à ceux qui avaient besoin : « I'm so lonely, that's okay, I shaved my head ; And I'm not sad ; And just maybe I'm to blame for all I've heard » Cobain était également connu pour son style vestimentaire distinctif et parfois androgyne, ce qui a contribué à façonner son image publique et à ouvrir des discussions sur les normes de genre et d’identité.

Kurt Cobain, c’était aussi le refus. Le refus de rentrer dans un groupe, de se calquer aux autres et de paraître. Cobain voulait être lui-même qu’importe le jugement : « It’s better to be loved for what you are than to be loved for what you are not. » Oui, « Come as you are » c’est l’ode à l’acceptation de soi, être qui on veut être, être libre de la personne qu’on est.

 

Bref, Kurt Cobain était bien plus qu'un simple musicien, bien plus que le leader d’un groupe aux smileys visibles sur des T-shirts. Sa vision, ses créations, son œuvre… Même sans héroïne dans le sang, il aurait déliré en atteignant les 57 ans…


Rédaction : Coline Lefèvre

 

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