top of page
Mammal Hands carré.png

Fakear : de la musique électronique solaire à un univers plus nocturne

il y a 1 minute
4 min de lecture

fakear

Depuis ses débuts en 2012, Fakear a façonné un univers électronique singulier, entre sonorités planantes, influences multiples et atmosphères chaleureuses. Alors que son septième album vient de paraître, le producteur normand prépare déjà la suite : une musique plus affirmée, davantage tournée vers les clubs et le monde de la nuit. Rencontre avec un artiste qui continue de faire évoluer sa signature sonore.


Il y a des artistes qui aiment garder leurs habitudes, et d’autres qui préfèrent explorer de nouveaux territoires. Fakear appartient plutôt à la seconde catégorie. Présent dans le paysage de la musique électronique depuis 2012, le producteur normand poursuit son chemin avec un septième album récemment sorti. Une étape importante dans une carrière déjà bien installée, mais certainement pas une conclusion.


Au micro de TST Radio, lors d’une rencontre au Tetris, l’artiste est revenu sur sa façon de composer, l’importance de son entourage dans la construction de ses albums et les orientations musicales qu’il envisage pour les prochaines années.

Une composition électronique qui commence dans la tête


Comment compose-t-on un morceau de musique électronique ? Derrière les machines et les logiciels, le travail de création demande avant tout de l'imagination. Fakear explique avoir une méthode assez personnelle, qui passe notamment par un environnement technique peu conventionnel.


« Je suis sur PC, sur Windows contrairement à 90 % des producteurs et sur un logiciel que très peu utilisent qui s'appelle Reason », raconte-t-il.

Un choix qui le place parfois à part, notamment lorsqu'il rencontre un problème technique : difficile de trouver des tutoriels lorsque peu de producteurs utilisent la même configuration !


Mais au-delà des outils, Fakear rapproche volontiers son travail de celui des compositeurs de musique classique. Pour lui, la musique électronique repose aussi sur une forme d'écriture : il faut imaginer les sons, les organiser et construire mentalement une composition avant de la concrétiser sur ordinateur.

« Il faut un peu entendre les choses dans notre tête avant de les créer et de les écrire », explique-t-il.

Une approche qui rappelle que derrière les machines se trouve avant tout un travail de composition et une véritable vision artistique.


L'importance du regard des autres pour construire un album


Si Fakear réalise seul l'essentiel de la composition, il ne travaille pas pour autant en totale autonomie. Une fois le squelette d'un album posé, il le partage avec un cercle restreint de collaborateurs : manager, label et proches qui connaissent bien son univers.

Leur rôle ? Lui apporter un regard extérieur et l'aider à prendre du recul sur ses propres créations.


« Quand on est tout seul, on a tendance à s'enthousiasmer un petit peu, trop parfois, autour de nos propres créations », reconnaît-il.


Ce regard extérieur est également précieux sur scène. Fakear travaille désormais avec un directeur musical chargé notamment de réfléchir à la cohérence de la setlist et à la construction du concert. Une manière de ne pas se laisser guider uniquement par ses morceaux préférés, mais de penser le spectacle dans son ensemble.

Une collaboration qui permet de transformer une succession de titres en véritable expérience musicale.


Des festivals aux petites salles : deux expériences différentes


Au fil de sa carrière, Fakear a eu l'occasion de se produire dans des festivals de grande ampleur comme dans des salles plus intimistes. Deux formats qui ne racontent pas tout à fait la même histoire.

Dans un festival, l'énergie doit rester présente pour accompagner le public et maintenir une dynamique collective. En salle, l'artiste dispose d'une plus grande liberté pour jouer avec les émotions, ralentir le rythme et ménager des respirations.


« Dans les salles, là, typiquement, on est vraiment sur une histoire qui se tient, avec des reliefs, avec des moments plus calmes », explique-t-il.

Cette alternance entre les formats fait justement partie de ce qu'il apprécie dans son métier. Les concerts en salle permettent de prendre davantage son temps et de proposer un récit musical plus construit, là où les festivals demandent souvent une énergie plus immédiate.


Fakear en 2027 : une musique plus club et plus nocturne


Et la suite ? Fakear ne semble pas manquer d'envies. Si son prochain chapitre reste encore en construction, une direction se dessine déjà : prolonger le travail engagé sur son dernier album en explorant davantage les sonorités du monde de la nuit.


Jusqu'ici, sa musique occupait volontiers un territoire hybride, entre électronique, atmosphères solaires et morceaux propices à une écoute plus tranquille. Ses inspirations actuelles l'orientent désormais vers les clubs et les nouvelles dynamiques de la musique électronique.


« Fakear 2027 risque d'être plus nocturne », annonce-t-il.

Le producteur observe notamment un regain d'intérêt pour les clubs et les expériences musicales qui s'y développent. Un mouvement dans lequel il souhaite naturellement inscrire son propre travail.


Cette évolution ne signifie pas pour autant une rupture avec son identité. Il s'agit plutôt d'affirmer davantage sa direction artistique et de continuer à affiner ses outils de composition. Avec le temps, Fakear estime d'ailleurs que sa musique gagne en précision et en qualité.


Un artiste toujours en mouvement


Après plus d'une décennie de carrière et sept albums, Fakear conserve une envie évidente d'explorer et de faire évoluer sa musique. Entre une composition solitaire, un entourage artistique qui l'aide à prendre du recul et une curiosité renouvelée pour les cultures électroniques nocturnes, le producteur normand semble avoir encore de nombreux territoires à découvrir.


Une chose est certaine : Fakear n'a pas terminé de surprendre son public. Et si 2027 s'annonce plus club et plus nocturne, il faudra tendre l'oreille pour découvrir la prochaine étape de son parcours.

Mammal Hands carré.png

Newsletter 100% musique !

Chaque mois recevez votre concentré d'info musicale !

Bannière TST Radio.png
bottom of page