Rouen : Le jour d'après

27/09/2019

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24 heures après l'incendie de l'usine Lubrizol, la métropole Rouennaise s'est réveillée ce matin avec de nombreuses incertitudes concernant la qualité de l'air.

 Des restaurants et des quais déserts pour un vendredi soir crédit colinelfvre

 

Hier, 26 septembre, journée d'horreur pour Rouen.

Au petit matin vers 2h40 l'usine de lubrifiant Lubrizol prend feu, classée SEVESO "haut" le bâtiment s'est embrasé à une vitesse éclair. Le début d'une longue journée avait alors commencé pour l'ensemble des services de l'Etat. 

 Le secteur encore fermé à 17h40 crédit colinelfvre

 

Environ 240 pompiers mobilisés tout le vendredi pour combattre les flammes. 

Le périmètre de sécurité s'élargissait toutes les heures et les médias du monde entier relayaient les informations sur la catastrophe.

L'immense fumée noire s'est vue à plus de 15 kilomètres de la ville, des pluies "noires" retenues par des habitants d'Isneauville, de la suie sur les voitures mais surtout une odeur omniprésente ressentie à travers la métropole. 

 Des fumées résistaient encore aux pompiers vers 18h crédit colinelfvre 

Un lendemain aux airs de fin du monde 

Ce matin des habitants se sont réveillés avec les poumons et les sinus pris par l'odeur, mélange de gaz et de produits chimiques. Une odeur qui nous assomme dès le franchissement de la Sud III et nous alanguit à la sortie de bouche de métro "Théâtre des arts". Les établissements scolaires n'ont pas rouvert leurs portes, excepté l'Université ayant publié un communiqué la veille vers 17h. Les campus de Pasteur et Mont-Saint-Aignan ont accueilli leurs étudiants respectifs. Certains lycées ont aussi cédé en rouvrant  leurs grilles comme Val-de-Seine. Plusieurs boutiques ont repris leurs services mais d'autres sont restées closes, le centre-ville à notre surprise, avait sa fréquentation normale. 

 Pas une seule personne sur 500 mètres aux abords des quais crédit colinelfvre

 

 

Désertification de la zone nord  

Le plus surprenant était les quais, là où l'odeur était difficilement soutenable "J'ai eu mal aux poumons et au crâne hier soir" nous confie Gaëtan, habitant en face de la faculté Pasteur. Lui et sa copine n'ont pas entendu les détonations et explosions mais leur réveil fut brutal "le nuage de fumée était juste au dessus de nous" explique Melanie. 

"Quand je suis sortie, j'avais l'impression qu'il faisait nuit" continue Gaëtan. Leur appartement est encore imprégné du remugle chimique.

 

Des restaurants fermés, des terrasses de bars complètement vides et des arrêts de TEOR dépeuplés.

 Aucune personnes aux terrasses crédit colinelfvre

Des citoyens incertains 

Thierry Petit et Jean-Philippe Gobert, les deux navigateurs de la navette fluviale étaient présents aujourd'hui pour assurer leur service. Hier à 7h05 ils étaient sur place "des bidons, cartons et débris s'expulsaient de l'usine à plus de 50 mètres dans la Seine" explique Thierry, le capitaine de la navette. A la même heure ce matin l'odeur était "intenable", les deux matelots ont même pris leur pause sur la rive droite " de l'autre côté c'était irrespirable, ça nous gratte la gorge " souligne Jean-Phillipe. A tel point que le capitaine a dû prendre 3 cachets pour arrêter ses maux de têtes. Tous deux Rouennais, ils se soucient de la qualité de l'air: "On se pose des questions, même si le préfet dit que ce n'est pas toxique" déclare Jean-Philippe. 

Les analyses sont confuses, vers 17h un groupe s'est réunis devant la préfecture tous portant des masques pour "obtenir la vérité", une vérité qui est encore loin d'être expliquée.

 

 

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